Financement du PNDES : Le gouvernement demande le concours du secteur privé

En prélude de la table ronde des bailleurs de fonds prévue en décembre prochain à Paris, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, et la ministre de l’économie des finances et du développement ont rencontré le secteur privé sur le PNDES ce mardi 06 septembre 2016. Cette rencontre visait à expliquer au secteur privé le nouveau référentiel de développement au Burkina tout en demandant leur contribution.

Le Plan développement économique et social (PNDES) est le nouveau référentiel de développement au Burkina. Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a rappelé l’importance et le rôle du secteur privé au côté de l’Etat dans le financement du PNDES.
C’est conscient que le secteur privé joue un rôle capital dans l’économie nationale que cette rencontre a été initiée afin de présenter aux acteurs du secteur, le PNDES et ses ambitions pour le Burkina Faso.

En prélude de la table ronde des bailleurs de fonds prévue en décembre prochain à Paris, il était impérieux aux yeux du gouvernement, de dialoguer avec les acteurs privés intervenants dans l’économie nationale afin de clarifier leur rôle dans la mise en œuvre du PNDES.

Dans un exposé effectué par le Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, le référentiel ainsi que son mécanisme de financement ont été présentés aux participants qui ont salué l’initiative et leur implication dans son processus d’élaboration.

La ministre de l’économie, des finances et du développement, Hadizatou Rosine Coulibaly, a invité ces acteurs à s’approprier le PNDES, « car c’est leur outil ». Les acteurs du secteur privé ont formulé aussi quelques suggestions qui, selon eux, pourraient contribuer au succès du PNDES. Il s’agit de l’assainissement du climat des affaires, la sécurisation des investissements, la rigueur dans le suivi des politiques sectorielles, entre autres.

Selon le premier ministre, l’Etat se doit de créer les conditions favorables de rentabilité à travers la levée de certains obstacles liés à la garantie de l’énergie et à coût supportable, à l’eau et les infrastructures routières, ferroviaires, aériennes et à l’internet. Le secteur privé, en retour, doit créer des richesses et de l’emploi. Les échanges avec le secteur privé ont permis de dégager des pistes de réflexion sur le financement du PNDES.

Pour le premier Ministre, le nouveau référentiel va fédérer toutes les actions et tous les acteurs, pour le développement du Burkina durant la période 2016-2020. Les participants ont exprimé leur adhésion à l’initiative et leur accompagnement au gouvernement dans la mise en œuvre du nouveau référentiel.

En rappel, c’était le 9 juin 2016 que le ministère de l’économie, des finances et du développement avait organisé un atelier sur le financement du PNDES dont l’objectif était de réfléchir sur le mode de financement. Le financement du référentiel de développement s’élève à plus de 15 000 milliards de FCFA avec une primauté aux ressources propres de l’Etat qui constituent 63,8% du financement total. Le gap sera comblé par les contributions diverses, les partenaires techniques et financiers (PTF), le secteur privé et la diaspora burkinabè.

DCI/PM

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