Burkina : Nouveau plafonnement des prix des tabacs

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Le ministère en charge du commerce a pris un décret portant sur la catégorisation des tabacs au Burkina Faso. Il s’agit de l’arrêté 2018-008/MCIA/MINEFID du 15 janvier 2018, portant catégorisation des tabacs, cigarettes, cigares, cigarillos et tabac à pipe au Burkina Faso.

L’Assemblée nationale a adopté un nouveau code général des impôts le 20 décembre 2017, promulgué par le Président du Faso le 30 décembre 2017 et entré en vigueur le 1er janvier 2018. Dès l’adoption de cette loi, les prix des cigarettes ont connu des hausses illégales dans plusieurs villes du Burkina Faso.

Ainsi, le paquet de cigarettes qui était vendu à 650 francs CFA, oscillait entre 750 francs CFA à 800 FCFA, voire 1 000 francs CFA dans certains commerces. Le bâton de cigarette a ainsi connu une hausse par endroit. Le bâton de cigarette qui se vendait à 35 francs CFA avant le 30 décembre s’écoulait entre 50 ou 60 francs CFA.

A noter qu’aucune note officielle n’était à la base de cette augmentation qui serait l’initiative de certains commerçants. Ce 15 janvier 2018, le gouvernement a pris un décret pour la catégorisation et le plafonnement des prix des tabacs au Burkina Faso.

Il s’agit de 03 types des produits « bas de gamme » ou produits populaires, les produits « standard » et les produits « de luxe ». Sont considérés comme produits «bas de gamme » ou « populaire », les produits de tabac toutes marques confondues dont le prix de vente au détail homologué est compris entre 600 et 700f CFA, le paquet de 20 cigarettes.

Les produits « standard » sont les produits toutes marques confondues, dont le prix de vente au détail homologué est supérieur à 700f et inférieur à 800f CFA, le paquet de 20 cigarettes. Enfin, les produits « de luxe », sont les produits de toutes marques confondues dont le prix de vente au détail homologué est strictement supérieur à 800f CFA le paquet de 20 cigarettes. 

En rappel, le ministre de l’économie, des finances et du développement, Hadizatou Rosine Coulibaky/Sori, avait fait comprendre que les spécificités du nouveau général des impôts  portaient, entre autres, sur la taxation des sachets plastiques et la hausse de la taxe sur le tabac qui passe désormais de 30 à 45%.

Elle avait précisé que la hausse de la taxe sur le tabac vise non seulement à aligner le Burkina Faso sur les normes communautaires de l’UEMOA, mais également elle mettait en avant l’impératif de santé des populations et l’accroissement aussi des ressources fiscales. « La perte annuelle de production liée à la mortalité du fait du tabagisme au Burkina Faso, selon le tableau OMS, est estimée à 55,8 milliards de francs CFA en 2013 », a fait savoir Hadizatou Rosine Coulibaky/Sori.

Jules César KABORE

lesaffairesbf

Un commentaire

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  • cheikh
    17 janvier 2018 at 18 h 21 min - Reply

    On voit bien que pour ce qui concerne le tabac, Rosine Coulibaly n’a rien à enseigner à qui que ce soit hein! Elle ne fait que ressasser inconsciemment ce que l’opinion cherche à faire dire aux gens. Sinon pour son âge, qu’elle regarde bien autour d’elle, elle verra que de tous qui meurent depuis des années, il y’a plus de personnes qui meurent d’autre chose que de cigarettes!

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