Conception de mannequins : Le business de Abdoul Ganiou Nacaro

Dans les boutiques de prêts à porter, les vêtements sont portés par des mannequins immobiles. Abdoul Ganiou Nacaro est un artiste, concepteur de ces types de mannequins, dans la ville de Ouagadougou. Il s’est prêté aux questions du site lesaffairesbf afin de partager son expérience et de présenter plus l’activité.

Burkina 24 (B24) : depuis combien de temps faites-vous ce travail ?

Abdoul Ganiou Nacaro (AGN) : Je m’appelle Abdoul Ganiou Nacaro. Je fais ce travaille depuis 4 ans. J’ai appris avec mon patron qui lui a appris ce boulot en Côte d’Ivoire. Mais depuis 2013, je me suis installé à mon propre compte.

B24 : Avec quelle matière faites-vous ces mannequins ?

AGN : Il y a beaucoup de compositions dans la fabrication d’un mannequin. La résine, le mat, le catalyseur, le talque et bien d’autres produits entrent dans la composition de la conception d’un mannequin. Mais l’ensemble de ces produits est appelé le polyester. Pour la réalisation d’un mannequin complet,  cela peut me prendre 3 jours pour assembler.

Des mannequins en fabrication

B24 : Qui sont vos clients ?

AGN : C’est en général les commerçants des habits de prêts à porter et les couturiers. Les gens ne savent pas qu’avec ce produit on peut faire bien plus que des mannequins. Comme les capots des motos, les cabines des véhicules 4X4. La matière que j’utilise ne se dégrade pas, ne se rouille pas et le soleil n’as pas d’effet. Un mannequin après 10 ans ne s’abime pas. « Juste une couche de peinture et ça donne un éclat impeccable comme un nouveau mannequin ».

B24 : Gagnez-vous votre vie avec ce boulot ?

AGN : Le but du mannequin c’est de pouvoir supporter les habits pour les expositions. C’est à l’approche des fêtes que ça marche beaucoup et ensuite le marché est au ralenti. Un mannequin complet peut aller jusqu’à 45 000 F CFA , 20 000 F CFA  pour la moitié et pour les enfants.

B24 : Quelles sont vos perspectives dans le métier ?

AGN : Beaucoup de gens veulent apprendre le métier mais ce n’est pas facile. Nous utilisons des produits chimiques et cela est très dangereux et certains n’arrivent pas à supporter les produits chimiques que nous utilisons même avec la protection. Les produits viennent de la Côte d’Ivoire et ça coûte cher. Si on pouvait avoir plus de moyens pour diversifier les activités et améliorer la qualité des produits.

Propos recueillis par Jules César KABORE

Lesaffairesbf

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