Burkina : La MABUCIG célèbre ses 50 ans d’existence

La Manufacture burkinabè de cigarettes (MABUCIG) est la société productrice des produits de tabac au Burkina Faso. Elle existe au Burkina depuis 1966 et figure dans le top 10 des entreprises contributrices au  budget de l’Etat avec plus 40 milliards de F CFA. Elle célèbre cette année ses  50 ans d’existence. 

Depuis 1966, la MABUCIG s’est donnée pour mission au Burkina, la production, la distribution et la vente de produits de tabac. Pour marquer ses 50 ans d’existence au « Pays des Hommes intègres« , elle a organisé une cérémonie de commémoration ce mardi 21 février 2017 à Ouagadougou.

Le président du conseil d’administration (PCA), Lassina Diawara, a fait l’historique de l’entreprise et les résultats auxquels il a aboutis aujourd’hui.   En 2017, selon lui, la société enregistre plus de 280 emplois directs pour une masse salariale annuelle de près de 2,3 milliards de F CFA et 60 000 emplois indirects dans le réseau de distribution.

Les cigarettes sont produites dans l’usine de la MABUCIG dans la ville de Bobo-Dioulasso. La société est classée parmi les 10 premières  qui contribuent le plus au budget de l’Etat. « Un chiffre d’affaires de plus 60 milliards de F CFA en hors taxe, 40 milliards de F CFA de droits et taxes collectés pour l’Etat en 2016 et des investissements de plus de 7 milliards pour l’année 2017 »,  a révélé celui qui est PCA de la société depuis 1990, après avoir commencé comme administrateur en 1986.

La société civile revendique depuis quelques mois l’affichage des messages sanitaires et des images sur les paquets de cigarettes pour décourager les fumeurs. Le sujet s’est invité lors de l’anniversaire de la MABUCIG qui a passé 50 années dans la commercialisation du tabac et de la cigarette.  Le PCA répond que concernant ces revendications,  « nous nous conformerons à toutes les législations dans le domaine de la santé publique ».

Un toast à l’honneur de la MABUCIG

Le PCA souhaite dans un premier temps aller vers les  prescriptions sanitaires et au fur et à mesure, vers le pictogramme en harmonie avec les pays de la sous-région. Il a indiqué  craindre des conséquences sur la survie des entreprises burkinabè si le Burkina est le seul dans l’espace UEMOA à appliquer les mesures. Lassina Diawara a rappelé les conséquences d’une éventuelle fermeture de l’usine.  « Comme vous ne pouvez pas interdire le tabac, vous achèterez du tabac fabriqué par les autres et c’est de l’emploi que vous supprimez chez vous pour sauvegarder de l’emploi chez les autres », a-t-il souligné.

En attendant, après 50 ans d’existence, la société fait un bilan positif avec la modernisation de l’usine,  la sauvegarde des emplois et la collecte d’impôts pour l’Etat.

En rappel, la MABUCIG fait partie du Groupe britannique « Impérial Tobacco », 4ème opérateur mondial dans le domaine du tabac et 1er opérateur mondial dans le cigare. Il est présent dans plus 160 pays avec plus de 35 000 employés à travers le monde.

Jules César KABORE

Lesaffairesbf

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