Election consulaire à la Chambre de commerce : Le GAPEC dénonce des irrégularités

 Ce jeudi 13 octobre 2016, le Groupement des acteurs de petits commerces (GAPEC) a organisé un sit-in devant le ministère du commerce à Ouagadougou. L’association dénonce des irrégularités dans le processus électoral au niveau de la Chambre de commerce et d’industrie. 

Des commerçants se sont réunis devant le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat pour montrer leur mécontentement face aux élections consulaires à venir.

C’est avec des pancartes, des écriteaux et de la musique que les frondeurs ont manifesté devant leur ministère de tutelle.

« Nous voulons dire au ministre du commerce que nous n’irons pas aux élections de la chambre de commerce  avec des règles établies pour favoriser certains acteurs au détriment des autres. Si nos revendications ne sont pas prises en compte, nous ne participerons pas aux élections »,  a déclaré Soumaila Zongo, coordonateur du GAPEC.

C’est Sibiri Sanou, le secrétaire général du ministère du commerce, qui a reçu les frondeurs. Il a promis de transmettre le message au ministre actuellement en mission en dehors du pays.

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Les manifestants affirment avoir également rencontré le conseiller spécial du Premier ministre qui a promis de rendre compte à qui de droit.

Le GAPEC s’oppose à la tenue d’élections consulaires sans la prise en compte de ses revendications et lance un appel au chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré.

Parmi  ses revendications, le GAPEC trouve que la répartition des sièges  ne prend pas en compte  la concentration des acteurs économiques dans le centre du pays. En plus, il exige la publication de l’audit de la chambre de commerce réalisé sous l’ère d’Alizeta Ouédraogo.

Par ailleurs, il revendique le retrait des employés de la Chambre  de commerce au sein des organes chargés les élections. Et enfin, le groupe réclame la révision du plafond de l’âge à 65 ans au lieu de 70 ans et l’option du bulletin unique pour le scrutin.

A noter que pendant leur sit-in, les manifestants ont arboré des brassards noirs pour témoigner leur solidarité après l’attaque d’Intagom.

Jules César KABORE

Lesaffairesbf

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