Développement agricole : Des acteurs de la microfinance se concertent à Ouaga

Les acteurs et partenaires du secteur de la microfinance se réunissent en atelier du 1er au 2 décembre 2016 à Ouagadougou. Il est question de partager les résultats d’expériences de warrantage communautaires promues avec l’appui du projet Fondations pour l’Afrique/Burkina Faso (FPA-BF). La session de formation co-organisée par la Confédération paysanne du Faso (CPF) est placée sous la présidence du ministère burkinabè de l’agriculture et des aménagements hydrauliques.

La microfinance, l’approche genre et la valorisation des produits et des techniques agricoles locales, selon Bassiaka Dao, Président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), constituent les axes transversaux du projet Fondations pour l’Afrique/Burkina Faso (FPA-BF) démarré au Burkina depuis 2014.

L’objectif principal dudit projet est de contribuer à la pleine réalisation du droit à l’alimentation afin d’améliorer les conditions de vie des populations rurales et de soutenir la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté au Burkina. L’une des principales réalisations de ce projet, à écouter Bassiaka Dao, a été l’appui au développement de systèmes de warrantage communautaires dans cinq des sept régions de la zone d’intervention (Est, Centre, Ouest, Sud-Ouest, Hauts-Bassins) en partenariat avec des organisations paysannes représentatives de leur base.

Le crédit warrantage, aussi appelé crédit stockage ou crédit warranté, est un système de crédit rural qui consiste, pour une organisation paysanne et/ou ses membres producteurs, à obtenir un prêt en mettant en garantie leur production (de mil, sorgho, riz, maïs, arachide, etc.) susceptible d’augmenter de valeur.

Une soixantaine de participants…

quelques-participants

Au total, 15 organisations paysannes ont bénéficié de l’appui du projet en particulier la formation technique des dirigeants et des comités de gestion sur la technique du warrantage et la conservation du stock, la mise à dispositions d’outils de gestion et de suivi du warrantage, la construction et réhabilitation d’infrastructures de stockage.

L’atelier du 1er au 2 décembre 2016 vise essentiellement à partager les résultats de ces expériences de warrantage développées avec les acteurs et partenaires. Ces résultats seront présentés aux acteurs et partenaires du secteur de la microfinance. L’atelier regroupe une soixantaine de participants de divers secteurs. Les participants échangeront aussi sur les difficultés, éléments de succès et défis liés aux expériences de warrantage.

Les problématiques inhérentes au développement du warrantage seront identifiées, analysées avec la participation du gouvernement, des ONG, bailleurs de fonds, institutions financières, organisations paysannes et autres types d’acteurs intervenant dans le domaine du warrantage. Au terme, des recommandations seront formulées et un plan opérationnel sera développé à l’endroit du gouvernement burkinabè. La modération des travaux est assurée par Daniel Marchal, expert international en warrantage.

Pour le représentant de Jacob Ouédraogo, ministre de l’agriculture, « le développement rural est considéré par les autorités comme la base du développement économique durable ». Ce qui fait, selon lui, que l’amélioration de la productivité agricole et l’augmentation de la production sont aujourd’hui des objectifs prioritaires du développement rural et de la lutte contre la pauvreté.

Noufou KINDO

Lesaffairesbf

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