Foncier : La direction du guichet unique s’ouvre aux usagers

Tout le monde veut avoir un chez-soi. Une volonté qui explique les longues files d’attente de citoyens désireux de s’offrir un toit devant la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR). Mais tous ne sont pas au même niveau d’informations quant aux formalités domaniales et foncières. Dans l’optique de mieux informer les populations, le guichet unique du foncier s’ouvre à ses usagers. Trois jours durant à partir de ce jeudi 17 novembre 2016, ils pourront se formaliser avec ce service chargé de la simplification des formalités dont les missions restent « méconnues » du grand public.  

« Généralement, les gens n’arrivent pas effectivement au service compétent pour avoir l’information. On a beaucoup de personnes qui tournent autour du foncier  et qui donnent de fausses informations », a déclaré Ousmane Zoungrana, directeur général du Guichet unique du foncier. Et pourtant « la question du foncier dans notre pays est très sensible », relève Adama Badolo, directeur général des impôts.

Une sensibilité qui se traduit par l’attention accordée par toutes les couches sociales au domaine. La résultante, dit-il, c’est que « quel que  soit son statut social, quel que soit là où on vit, on est forcément intéressé par la question ».

Célébrer la transparence

En raison de cela et en sa qualité de représentant de l’administration fiscale chargée de la gestion du foncier, Adama Badolo, a indiqué qu’il y a lieu de fournir des efforts « pour communiquer avec les populations pour informer de ce qui est fait, pour dire comment les choses se passent de sorte à rassurer les populations et les encourager à régulariser leur situation ».

Et c’est l’objectif recherché à travers ces trois jours de journées portes ouvertes au cours desquelles l’innovation n’est pas absente à travers la création d’un guichet spécial pour les notaires et les professionnels du foncier.  L’idée explique Adama Badolo, c’est leur permettre de remplir les procédures sans être obligés de passer par les « intermédiaires ». Avec ce guichet spécial, « leurs opérations sont traitées rapidement ».

Une innovation qu’accueille « avec fierté » Issaka Kargougou, directeur général de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) co-parrain des journées.  C’est tout joyeux que ce « partenaire de longue date » de la direction du guichet unique du foncier (DGUF), a accueilli le fait que « que maintenant les procédures sont accélérées et les délais sont réduits au profit des usagers » « Nous avons en partage un projet que l’on appelle système intégré de guichet unique (SIGU) qui a permis de mettre en place une plateforme de  gestion dématérialisée des procédures », a annoncé Issaka Kargougou.

Pour Hubert Hourizene, représentant de l’ONG Investement Climate Facility for Africa (ICF), « ce qu’il faut célébrer aujourd’hui, c’est la transparence », car dit-il, « quand on ouvre sa porte, c’est qu’on n’a rien à cacher ». Il y a selon lui de quoi se réjouir « que maintenant les procédures soient en ligne, accessibles à tout le monde ». Une innovation qui permet à tout citoyen, tout contribuable de « facilement accéder à ces informations pour accéder à la célérité du traitement de ses dossiers ».

« Gagner du temps et  gagner plus d’investissements dans notre pays »

Seglaro Abel Somé, le secrétaire général du ministère de l’économie, des finances et du développement est revenu sur la pertinence de ce dispositif au niveau des impôts qui est « soutenu et très encouragé », car « ça permet de la célérité et de l’efficacité dans l’établissement des actes » domaniaux et fonciers et permet surtout « aux entreprises et aux investisseurs de gagner du temps et de gagner plus d’investissements dans notre pays ».

Parce que « par moment, vous pouvez acheter une parcelle avec de faux documents », le directeur général du guichet unique lance une invite à se rendre dans les locaux de la DGUF, cette division de la direction des impôts qui permet d’« éviter les faux documents que l’on rencontre dans le traitement des dossiers de mutations ».

Pour éviter les désagréments y affairant, conseille-t-il, il faudrait bien venir au guichet unique pour s’assurer de l’authenticité de ces documents afin d’éviter des soucis d’erreur qui peuvent être constatés dans les achats de parcelles. « Les parcelles coûtent suffisamment chères. Si vous vous hasardez à payer un terrain sans vérifier l’authenticité, cela n’est pas intéressant », fait-il remarquer.

D’où son invite à l’endroit des populations à se rendre à la direction sise sur l’avenue Bassawarga pendant les 72 heures dédiées à la cause des formalités foncières.

Oui KOETA

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