Echanges économiques : Les entreprises françaises en prospection au Burkina

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a présidé ce 27 septembre 2016 le forum d’affaires France-Burkina Faso. Pendant 72 heures, les opérateurs économiques du Burkina et ceux de la France conduits par le Mouvement des entreprises de France (MEDEF), discuteront sur la redynamisation des échanges économiques entre les deux pays.

C’était au cours de sa visite en France en avril 2016 que le Président du Faso avait invité le MEDEF. C’est donc en réponse à cette invitation que les opérateurs économiques français ont foulé le sol burkinabè.

Bruno Mettling, président du Conseil de chefs d’entreprise France-Afrique et représentant du MEDEF a souligné l’importance de la délégation présente à Ouagadougou. « C’est la plus grosse délégation d’entreprises françaises dans un pays du Sahel conduite ces dernières années avec plus d’une trentaine d’entreprises couvrant l’ensemble des secteurs », s’est-il félicité.

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La cérémonie d’ouverture du forum a été l’occasion pour le Premier ministre, de rassurer de prime abord les hommes d’affaires français  sur le question de la  sécurité après les crises politiques et les attaques terroristes. « A ce jour, la situation sécuritaire est sous contrôle grâce au professionnalisme des Forces de défense et de sécurité, à la coopération régionale et à l’aide des partenaires internationaux ».

En guise de réponse, Bruno Mettling, président du Conseil de chefs d’entreprise France-Afrique et représentant du MEDEF, a estimé que la forte délégation d’entreprises françaises est la preuve que cette question ne constitue guère un obstacle à la coopération. « Si nous conduisons la plus grande délégation d’entreprise française au Burkina, c’est aussi une façon de dire notre confiance », a-t-il déclaré.

Bruno Mettling, représentant du MEDEF

Bruno Mettling, représentant du MEDEF

Ensuite, il a évoqué l’état de l’économie burkinabè en lien avec le Plan national de développement économique et social (PNDES) dont l’ambition principale est d’asseoir une croissance forte et durable. Pour ce faire, une place de choix est faite au secteur privé et « l’Etat a pour rôle de créer les conditions de rentabilité de l’investissement privé, notamment par l’accroissement de la productivité et de la compétitivité de l’économie ».

Il a aussi rappelé certains atouts du Burkina Faso. Ce sont notamment sa situation au centre de l’Afrique de l’ouest qui offre une « économie ouverte et compétitive », et son appartenance « aux deux Communautés économiques régionales », à savoir la CEDEAO et l’UEMOA.

Par ailleurs, des reformes ont été entreprises depuis l’arrivée au pouvoir du président Roch Kaboré, dans l’objectif d’assainir et de redynamiser le milieu des affaires, selon le Premier ministre. Il s’est agi de réformes institutionnelles, réglementaires et fiscales.

« On peut citer les mesures prises en 2016 pour faciliter la création d’entreprises dans notre pays. Ainsi, le délai de création d’une entreprise est désormais de 24 heures contre 5 jours auparavant », donne-t-il en exemple. Il en veut pour preuve également la réduction du capital minimum des SARL qui est passé de 100 000 à 5 000 F CFA, à compter du 3 mai 2016.

Débuté le 26 septembre 2016, le forum prendra fin le 28 septembre 2016 avec pour axes majeurs un panel sur l’économie burkinabè et ses opportunités d’affaires, le réseautage B2B et B2G (Business to Government), une table ronde sur le thème « infrastructure et développement urbain ».

Issouf NASSA

Lesaffairesbf

Un commentaire

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  • Günther Lanier
    27 septembre 2016 at 22 h 02 min - Reply

    ce serait intéressant d’avoir la liste des plus de 30 entreprises, comme ça on saurait plus concrètement de quel genre d’intérêt économique il s’agit côté français… Günther Lanier

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