Entrepreneuriat : Comment devenir un restaurateur ?

Entreprendre dans le secteur de la restauration est un rêve que caressent certaines personnes. Si le secteur offre à coup sûr des lueurs d’espoirs, les difficultés aussi existent, et des étapes sont à franchir avant de parvenir à accueillir son tout premier client. Pour toucher du doigt les réalités du milieu, Burkina 24 a côtoyé le restaurant Ragis, situé à Ouagadougou, au quartier katre yaar.

Le restaurant Ragis a ouvert en 2004 et compte à ce jour une trentaine de travailleurs. Les plats qui y sont servis sont diversifiés, et les prix varient de 500 à 2000 F CFA. Comme l’a expliqué sa patronne Abzéta Ouédraogo, le restaurant a longtemps germé comme idée avant de prendre forme. Pour ce qui est des étapes, elle cite primo la formation.

Secundo, trouver un local qui puisse correspondre à l’activité est nécessaire. Au bord d’une voix fréquentée, à côté d’un service ou d’une entreprise, voilà quelques-uns des meilleurs emplacements à privilégier, sans négliger la propriété des lieux alentours, et les nuisances sonores.

Tertio, l’étape administrative incontournable. Pour Abzéta Ouédraogo, les formalités administratives sont à suivre à la lettre, afin d’éviter des surprises désagréables tôt ou tard.

« Pour ouvrir un restaurant, dit-elle, il faut d’abord être qualifié en cuisine. Ce qui passe par une formation en cuisine. Ensuite,  il faut trouver un local. Puis, il faut faire des démarches à la mairie pour déposer une demande pour une autorisation d’ouverture de débit de boisson ».

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Le budget

La seconde grande étape consiste à réunir le budget nécessaire. Et pour ce faire, deux options s’offrent : réunir le fonds nécessaire par soi-même, ou recourir aux institutions de financement. Le premier choix est sans doute le meilleur, le deuxième présentant cette difficulté des garanties que les banques exigeront.

« Tout début est difficile, explique la restauratrice. Si tu ne faisais rien, il est difficile de trouver de l’accompagnement. A la banque, on demande beaucoup de choses. Et il est difficile d’évoluer car il faut arriver à avoir la confiance de la banque. Parfois, on est obligé de faire avec ses propres fonds ».

Gestion de la clientèle

Quant à la relation entre restaurateur et client, elle l’inscrit au chapitre de la cordialité. Pour la plupart des clients, le tout consiste à faire sa commande et à payer sa facture. Toutefois, certains n’hésitent pas à prendre attache avec la responsable, qui pour une félicitation, qui pour une critique (positive ou moins positive). Rien de plus normal selon la restauratrice, qui affirme recevoir les observations comme un coup de pouce apporté à son entreprise.

« Pour ce qui est des clients, c’est comme dans une famille. De façon générale, l’appréciation est positive. Mais il y a des durs et il y a des compréhensifs. Dans ta propre cour même si tu prépares, il y’en aura qui diront que quelque chose ne va pas. Si un client te fait une remarque, c’est parce que ce client t’aime. Nous acceptons les critiques parce que ça fait avancer l’homme. ».

A celui qui souhaite embrasser une carrière de restaurateur, elle estime que rien n’égale  une formation de qualité.

« Il faut te faire former d’abord. Il est nécessaire de te former, mais aussi de former les employés. Aussi pour ne pas être embêté par les autorités, il faut chercher à être régulier avec les papiers», conseille-t-elle. Et d’ailleurs, continue-t-elle, « on ne finit jamais d’apprendre. Même jusqu’à présent, nous les responsables, nous partons nous former pour nous perfectionner».

Et même si ce ne sont pas les restaurants qui manquent dans la ville de Ouagadougou particulièrement, elle pense qu’un nouveau venu peut toujours se faire une place au soleil. Aucun secteur de entrepreneuriat n’est saturé, moins encore celui de la restauration.

« Bien sûr qu’on peut toujours ouvrir son restaurant! A côté de mon restaurant, il y a beaucoup d’autres restaurants. Tout un chacun peut réussir », croit-elle.

Issouf NASSA

Lesaffairesbf

Appréciation de clients sur place 

Kologo Ismael, infirmier

« Je suis plus ou moins un habitué des lieux parce que les jours où je suis de garde ou avant de monter, je passe par ici. Le cadre est agréable, le lieu est propre et les travailleurs sont accueillants. Du côté prix aussi, c’est abordable pour ceux qui n’ont pas un gros revenu ».

Zakaria Derra

« Je viens à ce restaurant au moins trois à 4 fois par semaine. J’ai choisi ce restaurant parce que c’est proche de chez moi, en plus il y a la propriété des lieux »

Jacqueline Zerbo

« Je pense qu’elle a fait un bon investissement. L’endroit est propre et c’est accueillant. C’est bien si elle continue dans ce sens et il ne faut pas qu’elle voit qu’il y a de la clientèle pour baisser la qualité ».

Issouf NASSA

Lesaffairesbf

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