Des commerçants de Toécin Yaar ont manifesté devant la mairie de l’arrondissement n°3

La manifestation a failli virer à l’affrontement quand nous sommes arrivés ce jeudi 11 août 2016 devant la mairie de l’arrondissement n°3 de Ouagadougou. Un sit-in était organisé par la Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP). Face aux organisateurs, des policiers se tiennent. « Vous ne pouvez pas occuper les devantures de la mairie sans autorisation », leur fait-on savoir.

La Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) avait prévu de manifester devant les locaux de la mairie de l’arrondissement n°3 de Ouagadougou pour réclamer « le non-déguerpissement des commerçants » de Téocin Yaar, informe Ernest Y Zemba, coordonnateur du CDAIP.

Lorsque nous arrivons vers 8h devant la mairie, de vifs échanges se déroulaient entre policiers et leaders du CDAIP. Après d’âpres négociations de près de 30 minutes, les positions ne changent toujours pas. Le sit-in n’a pas droit d’être.

Même avorté, le Coordonnateur de la Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) s’est prononcé. « Depuis notre conférence de presse du 8 juin 2016 de notre section CDAIP de Toécin Yaar, explique-t-il, nous avons entrepris des démarches auprès de la mairie, mais jusqu’à présent il n’y a pas de perspectives claires allant dans le sens de la résolution du problème ».

Une demande d’autorisation de manifester avait été adressée au maire dudit arrondissement qui, dans sa réponse, reconnaît que l’administration est une continuité, mais fait remarquer que « (…) l’équipe municipale actuelle vient de prendre les rênes de l’arrondissement ».

A ce titre, indique toujours la  lettre, « il est donc nécessaire que nous nous imprégnons davantage dudit dossier à l’effet de pouvoir apporter des éléments de réponse » à la requête de la Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP).   

Dans sa démarche, la CDAIP dénonce le déguerpissement des commerçants de Toécin Yaar et la situation des doubles et triples attributions. Aussi, elle informe qu’il y a des personnes recensées qui n’ont pas été attributaires et des résidents au marché qui n’ont pas été recensés.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

L'actualité du Burkina 24h/24.
Pas de commentaire

Repondre a l'Article

*

*

ARTICLE POPULAIR