Burkina : Des femmes formées à la participation citoyenne dans les politiques publiques

Le Secrétariat permanent des Organisations non gouvernementales (SPONG) a organisé du 9 au 10 août 2016 au profit de 15 femmes des régions du Centre-est, du Centre-nord et du Sahel, un atelier de formation sur le contrôle et la participation citoyenne dans les politiques publiques.

Cet atelier, selon le chargé de programmes et de mobilisation des ressources du SPONG, Pierre Omer Ouédraogo, vise à « donner plus de capacités aux organisations féminines paysannes pour qu’elles puissent faire la veille citoyenne au niveau de leur commune ».

Le plus souvent, des notions sur les phases de conception des budgets, des plans de politique et des programmes échappent à la compréhension des populations en milieu rural, en l’occurrence les femmes, explique-t-il.

Pourtant, a-t-il relevé, pour un développement local prenant en compte les aspirations réelles des populations locales, « tout doit commencer à la base ».

En la matière, les Organisations professionnelles féminines (OPF) sont un référentiel non négligeable pour accompagner et faciliter la mise en œuvre des Plans locaux de développement (PLD).

C’est là tout l’intérêt du présent atelier, a laissé entendre Pierre Omer Ouédraogo, car il a permis, à travers les échanges, les travaux de groupes et les études de cas, de mieux  outiller les représentantes des OPF sur la gouvernance locale et la participation citoyenne.

Au cours des deux jours de travaux, il leur a, entre autres, été donné de s’imprégner des principales approches de développement mises en œuvre au Burkina Faso, du processus de planification locale et du rôle des OPF dans la formulation, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques.

Les participantes ont montré un grand intérêt pour les sujets abordés

Les participantes ont montré un grand intérêt pour les sujets abordés

Tout en saluant l’engagement et la bonne écoute dont ont fait montre les participantes, le chargé de programme du SPONG a dit espérer que les fruits des travaux puissent profiter à leurs régions respectives.

« Nous avons formé ces femmes pour qu’elles soient des produits finis et que chaque région puissent les utiliser pour son développement », a-t-il fait remarquer tout en  plaidant pour que les autorités locales « leur ouvrent les portes ».

Pour rappel, l’atelier de formation s’inscrit dans la mise en œuvre du projet de « renforcement du contrôle citoyen de l’action publique au Burkina Faso pour une redistribution des richesses favorables aux populations rurales vulnérables ». Ce projet a été lancé depuis le 1er février 2016 par le SPONG et le Centre d’information de formation et d’études sur le budget (CIFOEB) avec l’accompagnement technique et stratégique d’OXFAM sur financement de la Junta Andalusia.

Mamady Zango

Burkina24

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