Sécurité nationale : Des commerçants résolus à accompagner l’action gouvernementale

La  Fédération des associations du secteur informel du Burkina s’est engagée à apporter son appui au gouvernement dans sa lutte pour la sécurisation du pays. Une délégation de la structure est allée le faire savoir au ministre de l’administration territoriale et de la sécurité intérieure, Simon Compaoré, ce samedi 6 août 2016. Elle a en aussi profité pour lui porter ses doléances.

Les acteurs du secteur informel se sont résolus à ne pas rester en marge de la lutte contre l’insécurité interne.

Conscients que « le combat nécessite l’implication de tous » et que « les commerçants sont les premiers bénéficiaires, quand il y a la sécurité », les responsables de leur structure faitière ont réaffirmé, ce samedi, au ministre de tutelle Simon Compaoré, « leur engagement à accompagner de façon active, les mesures et les actions des autorités   par différents moyens dont la sensibilisation ».

A titre d’exemple, a annoncé le porte-parole de la fédération, Seydou Zangré,  il est prévu, « à la faveur du 11-Décembre prochain, une série de panels dans plusieurs localités pour informer et sensibiliser » les membres.

De l’avis de ce dernier également, l’implication des commerçants, par le fait même qu’« ils sont partout et se déplacent beaucoup dans le cadre de leurs activités », est un atout majeur dans la lutte contre l’insécurité. C’est pour cette raison qu’à l’avenir, ils comptent « s’investir encore aux côtés des autorités », a-t-il laissé entendre.

Mais d’ores et déjà, Seydou Zangré et ses camarades disent saluer les efforts et les mesures jusque-là entreprises par le ministre de la sécurité. Selon eux, elles ont « rassuré et permis de réinstaurer la sérénité » surtout après l’attaque terroriste de janvier qui a porté un coup aux activités des petits commerçants et par ricochet, à l’économie nationale.

Des doléances. Mettant à profit leur rencontre, les commerçants ont formulé quelques requêtes à l’endroit du ministre Simon Compaoré. Il s’agit, entre autres, d’intercéder auprès de ses homologues et des structures déconcentrées de l’Etat  dont il a la charge, afin qu’ils puissent bénéficier « d’accompagnement financier », de « l’attribution des marchés »  et qu’ils soient « pris  en compte dans le nouveau référentiel du gouvernement, le Programme national de développement économique et social ».

Le porte-parole de la fédération et quelques membres expliquant aux journalistes les raisons de leur visite

Le porte-parole de la fédération et quelques membres expliquant aux journalistes les raisons de leur visite

Tout en réaffirmant également leur souhait à contribuer au dynamisme de l’économie nationale en s’exécutant, entre autres, de leurs impôts, ils ont invité le gouvernement à accentuer sa communication sur ses décisions les concernant, « notamment en ce qui concerne les taxes » afin, disent-ils, de renforcer leur efficacité.

Du reste, ils ont demandé la relance du Forum sur le secteur informel qui s’est estompé depuis 2010 mais qui, à bien des égards, constitue pour eux, un cadre de concertations permettant « d’une part de réfléchir sur leurs préoccupations et, d’autre part de faire des propositions à l’Etat ».

Aux requêtes qui relèvent de ses compétences, Simon Compaoré a promis « travailler pour plus de transparence afin que tous les commerçants, petits et grands, puissent en bénéficier ». Pour le reste, il a convié ses hôtes à continuer leur initiative de rencontre auprès des autres départements car « il y a de l’espoir pour tous », a-t-il fait savoir.

Mamady Zango

Burkina24

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