Abattage d’ânes à Balolé : Le son de cloche de l’entreprise incriminée

Courant du mois de juillet 2016, l’abattage d’ânes dans le village de Balolé dans la commune de Tanghin Dassouri a suscité un grand émoi sur le plan médiatique. Les populations, excédées par les conséquences de cet abattage, s’en sont prises aux installations. de l’abattoir. Par ailleurs, des confrères, qui ont tenté de faire un reportage sur cet abattoir, se sont vus « séquestrés » et l’affaire est actuellement pendant devant les autorités judiciaires. Réagissant, le gouvernement burkinabè, par son porte-parole, avait fait cas d’un abattage massif d’ânes depuis ces derniers mois au Burkina (environ 40 000), mettant en question l’avenir de cette espèce au « Pays des Hommes intègres ».

L’entreprise d’abattage de Balolé a tenu, par un communiqué parvenu à notre rédaction, à donner sa version des faits sur notamment la nature de l’activité qu’elle mène au Burkina. Elle assure avoir les autorisations gouvernementales et sanitaires nécessaires. BTC, selon sa direction, assure également avoir en esprit la préservation de l’âne au Burkina, et prévoit des perspectives d’élevage. Pour elle, pour  prévenir la menace qui pèse sur l’espèce, il faudrait plutôt penser à encadrer l’abattage de l’âne.  

« Rappelant que notre  activité est contrôlée et suivie,  ce qui est primordial à notre avis, c’est d’envisager, dès à présent l’encadrement du secteur par les services des ressources animales existants, les services douaniers, afin de décourager et d’éradiquer l’abattage clandestin, mais aussi, d’ores et déjà, de se projeter à plus long terme afin de préserver la ressource« , peut-on lire dans le communiqué dont voici l’intégralité. 

Nous nous permettons de vous adresser cette note de synthèse, en tant qu’exploitant des Abattoirs du Sahel du village de Balolé dans la commune de Tanghin Dassouri, afin que vous puissiez avoir une appréciation objective sur la tenue de notre activité.

NOTRE ENTREPRISE (BTC), NOTRE ACTIVITE

L’entreprise BTC a démarré ses activités en Novembre 2015, après avoir installé un couloir de surgélation/congélation à – 40°, une chaîne automatisée de découpe d’animaux, ce qui fait de cet abattoir, l’un des plus modernes du Burkina Faso.

Avant même sa création, et ceci dans l’optique de respecter les règes de droit au Burkina Faso, BTC a entamé toutes les démarches nécessaires afin de mettre à sa disposition, toutes les autorisations administratives et sanitaires, pour exercer.

Dans l’exploitation de ses produits, BTC est également en relation constante avec les services vétérinaires, par la présence sur le site de quatre vétérinaires chargés des contrôles sur l’abattage, la découpe, la congélation et l’exportation.

BTC  exporte exclusivement sa production de viande et de peaux salées vers l’Asie, pour la consommation (viande) et aussi pour la médecine et la confiserie (peaux salées). La production de l’entreprise fait l’objet d’un suivi ce qui laisse apparaitre une traçabilité  connues, suivies et contrôlées par les structures compétentes. Le nombre d’animaux abattus, est bien loin des chiffres proférés car connu par les services techniques.

BTC est actuellement la seule entreprise exerçant dans le domaine à être en conformité avec l’administration, tant dans les installations que dans le respect des procédures.

De ce fait, L’abattage sauvage de ces animaux relayé dans les médias depuis plusieurs semaines ne nous sauraient être imputables, car notre activité est autorisée et encadrée.

L’entreprise a en outre créé 170 emplois directs et une trentaine en périphérie, sans compter la sous-traitance.

L’abattoir est également génératrice d’emplois, de devises et diverses taxes qu’elle honore régulièrement et ne saurait être assimilée à une activité d’abattage sauvage d’animaux dont le seul but est d’en commercialiser les peaux sèches, sans contrôle aucun.

BTC en tant que entreprise citoyenne soucieuse de participer au développement et au bien être des populations riveraines a entrepris diverses activités à caractère social (eau, santé, éducation) et a su établir un rapport direct et constant avec les populations. Ce qui sous-entend que les difficultés rencontrées par l’entreprise sont débattues et expliquées aux populations.

L’AVENIR, POUR LE BURKINA FASO, POUR L’ENTREPRISE (BTC)

L’exploitation du cheptel et en particulier de l’abattage des ânes est pour BTC une question sensible et nous en sommes tout à fait conscients. Nous sommes tout à fait conscients de l’émoi suscité par certaines photos livrées sans aucune autre explication que l’extermination de la race, par certains médias et parfois pas des moindres.

Rappelant que notre  activité est contrôlée et suivie,  ce qui est primordial à notre avis, c’est d’envisager, dès à présent l’encadrement du secteur par les services des ressources animales existants, les services douaniers, afin de décourager et d’éradiquer l’abattage clandestin, mais aussi, d’ores et déjà, de se projeter à plus long terme afin de préserver la ressource.

Il faut fermement faire appliquer la législation en vigueur sur l’abattage, le traçage par les services vétérinaires et l’obligation de production des documents phytosanitaires en frontière et à tous les postes de douane.

Conscient de cette menace sur la race asine, nous nous projetons non pas seulement comme de simples investisseurs mais bien plus. Notre objectif est également de pouvoir participer, pour en bénéficier plus tard, par l’implantation de structures d’élevage, pourvoyeuses d’emplois et de revenus pour les populations.

Nous envisageons développer l’exportation de viande d’autres animaux (bœufs, moutons, etc…)

Pour ce faire, nous sommes ouverts et à l’écoute car, nous n’avons que des intérêts communs dans ce segment d’activité.

La Direction de BTC

NDLR : Le titre est de la Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.
Un commentaire

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  • lagitateur
    12 août 2016 at 8 h 17 min - Reply

    Foutaise! Rien n’est contrôlé. Si vous avez des autorisations, montrez-les. Allez-y élever des ânes en Chine. La-bas aussi il y a des ânes. Ne venez pas finir nos pauvre ânes qui sont des animaux « utilitaires ».