Commerce : Une société coopérative pour ouvrir l’accès au financement

Le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB) a procédé ce 22 juillet 2016 au lancement officiel du fonds de solidarité commerciale à Ouagadougou. Cette initiative qui vise la création d’une société coopérative, entend pallier le déficit d’organisation du secteur face à l’accès au crédit.

Le manque de financement et l’absence de mécanismes d’accompagnement constituent une faiblesse qui plombe le développement économique en général, et le secteur commercial en particulier. C’est pourquoi le SYNATCOMB  et ses partenaires se sont saisis de la question de l’accès au crédit. Est née alors l’idée de coopérative de solidarité commerciale dont le principal objectif est de mobiliser des ressources afin d’organiser la solidarité entre commerçants.

Sans être une banque, la coopérative ambitionne réduire les difficultés auxquelles font face les commerçants en matière de garantie des crédits. Le Secrétaire général du SYNATCOMB Roch Donatien Nagalo, a donné un cas pratique de son utilité : « tu peux demander un prêt en banque et si tu n’as pas de garantie, ta structure de base qui est le groupement se porte garant en premier lieu et la coopérative aussi se porte garant en deuxième lieu et en ce moment, la banque te donne le financement.

Et comme nous sommes en position de force, et si nous arrivons à mobiliser nos ressources, nous discutons du taux et du délai pour permettre aux commerçants de pouvoir bien réaliser leur projet ».

Le Secrétaire général du SYNATCOMB Roch Donatien Nagalo

Le Secrétaire général du SYNATCOMB Roch Donatien Nagalo

Plus concrètement, la coopérative a pour objectif de fournir une caution financière solidaire pour la garantie des demandes de financement de ses membres auprès des établissements financiers, offrir un cadre de solidarité entre commerçants et fournisseur, et contribuer à la satisfaction des besoins en formation de ses membres.

Les deux parrains Mahamadou Bonkoungou, PDG de EBOMAF et Apollinaire Compaoré, PDG de Planor Afrique, ont salué l’initiative « à sa juste valeur ».

Pour ce dernier, non seulement la coopérative est de nature à répondre au manque de financement, mais plus encore c’est toute l’économie nationale qui en sortira gagnante. « Renforcer la capacité opérationnelle et financière des commerçants devrait donc être de nature à favoriser de meilleures pratiques commerciales empreintes d’équité, de civisme fiscal et d’une concurrence loyale », a-t-il laissé entendre.

Pour le moment, la coopérative a enregistré 9 000 souscriptions au fonds de solidarité et 30 000 adhérents. Aussi le président du comité d’organisation Inoussa Kaboré a-t-il signalé que « au 21 juillet 2016, l’ensemble des souscriptions s’élèvent à 500 millions, dont plus du tiers a été libéré ». En outre, pour ce qui est des promesses de souscription et d’accompagnement, elles sont estimées « à plus de 4 milliards de F CFA ».

S’agissant des personnes pouvant bénéficier du financement, le Secrétaire général du SYNATCOMB confirme le terme « solidarité ». « Nous croyons que tous les Burkinabè qui sont dans le domaine du commerce peuvent avoir accès au financement », a-t-il déclaré.

Le fonds de solidarité commerciale est d’un montant total de 100 milliards de F CFA.

Issouf NASSA

Les Affairesbf

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