Transports et développement : le Burkina Faso signe deux accords

Pour le financement du Projet de transport et de développement des infrastructures urbaines (PTDIU), deux accords ont été signés ce 7 juillet 2016 par le ministre de l’économie, des finances et du développement. L’un avec la Banque mondiale, l’autre avec la coopération suisse au Burkina Faso.

Le Burkina Faso a obtenu un montant total de 59 milliards de F CFA. La Banque mondiale et la coopération suisse ont ainsi mis à sa disposition respectivement  100 millions de dollars US et 7 millions de francs suisses.

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Du fait de l’insuffisance de connectivité et d’infrastructures de transport en zones rurales, le Burkina enregistre une perte de production agricole de plusieurs millions de dollars. Le Projet de transport et de développement des infrastructures urbaines (PTDIU) vise alors à doter ces zones d’infrastructures économiques, favorisant le désenclavement interne et externe.

En premier lieu, c’est la zone de production de Bagrépôle qui sera touchée, pour une connectivité avec le reste du pays ainsi qu’avec d’autres pays voisin ; et cela passe par le bitumage de la route Manga-Zabré. Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma a soutenu que le projet permettra « le désenclavement  de toute la région du centre-sud, c’est-à-dire Manga-Zabré pour près de 78 km et également une quarantaine de kilomètres de pistes rural, la viabilisation des villes qui seront traversées par ce projet ».

Ensuite, ce sont les secteurs des transports et de l’urbanisme qui s’en trouveront renforcés, comme l’a précisé Cheick Kanté, représentant de la Banque mondiale au Burkina : « Le projet financera des activités de renforcement de la capacité opérationnelle des ministères et des communes intervenants dans la mise en œuvre du projet et la poursuite des réformes pour améliorer la performance dans les secteurs des transports et de l’urbanisme ».

Pour sa mise sur pied, le PTDIU est cofinancé par la Coopération suisse, qui prendra en charge les pistes rurales dans les hinterlands des zones urbaines ciblées par le PTDUI, et certains investissements d’assainissement en milieu urbain. Le Directeur de la Coopération suisse Jean Bernard Dubois, a souligné que ce financement, comme tous les autres provenant de son pays, est fait sous forme de don. « La Suisse avec sa coopération bilatérale apporte sa pierre modeste, mais elle apporte sa pierre à cet édifice dans un esprit de collaboration et une vision du développement durable du Burkina Faso », a-t-il déclaré.

Trois mois ont été donnés au ministre des infrastructures pour la mise en œuvre du projet. Mais celui-ci a rassuré les partenaires techniques et financiers, que des étapes ont déjà été entamées : « A partir de la signature de cette convention, nous avons 90 jours pour la mise en œuvre de ce projet. Je peux vous rassurer que les dossiers d’appels d’offres sont déjà en cours de préparation et que comme l’a souhaité le représentant résident de la Banque mondiale, cette mise en œuvre commencera beaucoup plus vite que les 90 jours ».

Le PTDIU sera exécuté jusqu’en octobre 2022, soit une durée de six ans, sous la tutelle technique du ministère des infrastructures, auquel celui de l’urbanisme et de la décentralisation apportera son concours.

Issouf NASSA

lesaffairesbf.com

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