Pauvreté au Burkina : la Banque mondiale favorable à « un système coordonné des filets sociaux »

Le Groupe de la Banque mondiale organise du 21 au 23 juin 2016 en collaboration avec le gouvernement burkinabè, un atelier technique sur les filets sociaux et la protection sociale adaptative au Burkina Faso. «Vers un système coordonné de filets sociaux adaptatifs au Burkina Faso », est le thème retenu.

Cet atelier qui réunit les acteurs nationaux et internationaux intervenant dans le domaine, vise à renforcer les capacités des participants sur les concepts et contenus de la protection sociale et des filets sociaux.

Le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso Cheick Kanté, a fait le constat général selon lequel « la pauvreté présente un aspect structurel au Burkina Faso où environ 4 ménages sur 10 vivent au-dessous du seuil de pauvreté et environ 20% de ménages sont en insécurité alimentaire chronique ».

Les défis à relever sont donc énormes, et des efforts doivent être conjugués afin d’inverser la tendance. Les filets sociaux sont ainsi mis en œuvre dans l’objectif de venir en aides aux plus démunis. En effet, ils sont orientés vers une protection universelle au profit de personnes vulnérable.

Cheick-Kanté-le-représentant-résident-de-la-Banque-mondiale-au-Burkina-Faso

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«Les expériences des programmes de filets sociaux montrent globalement qu’ils peuvent contribuer à réduire fortement la pauvreté et permettre aux bénéficiaires de devenir des citoyens productifs», a  déclaré Cheick Kanté, qui cite les exemples du Kenya, du Liberia et de l’Ethiopie.

Quant à la représentante du Premier ministre, Yvette Dembélé, Secrétaire d’Etat auprès du Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, elle a exprimé le souhait que cette aide soit d’un apport conséquent dans la réduction pérenne de la pauvreté : «Nous devons travailler à ce que ces personnes vulnérables puissent sortir de la pauvreté, que ces personnes vulnérables puissent dépasser la situation d’assistance alimentaire pour s’autonomiser et contribuer efficacement au développement».

Pendant ces trois jours, l’atelier sera l’occasion d’échanges d’expériences entre les services techniques étatiques, des collectivités territoriales, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.

Issouf NASSA

lesaffairesbf.com

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