Développement des infrastructures : Le Burkina Faso bénéficie d’un appui de la Banque mondiale

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé le 13 juin dernier, un prêt de 100 millions de dollars pour aider le gouvernement du Burkina Faso à améliorer son réseau routier et développer ses infrastructures urbaines.

Ce financement soutiendra le Projet de transport et de développement des infrastructures urbaines (PTDIU), dont l’objectif est l’amélioration de  la mobilité et l’accès aux infrastructures dans les zones rurales et urbaines ciblées et, en cas de crise ou de situation d’urgence éligible, de mettre en œuvre une riposte immédiate et efficace.

Le projet complètera les efforts déployés par le gouvernement dans le financement des infrastructures et aidera à réduire l’écart infrastructurel des capitales régionales ciblées. En outre, il contribuera à une meilleure connectivité des zones de production aux zones de consommation et jettera les bases d’une meilleure liaison entre les hinterlands et les centres urbains.

« L’opération envisagée, le PTDIU, investira dans les infrastructures requises pour soutenir la croissance économique et faciliter le transport des produits agricoles en provenance des zones de production à faible revenu vers les zones de consommation, créera des emplois, en cohérence avec le double objectif de la Banque mondiale qui est de mettre fin à l’extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée », a  expliqué Cheick F. Kanté, Représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.

La composante Infrastructure interurbaine du projet contribuera à améliorer la connectivité entre la zone de production de Bagré pôle et le reste du pays ainsi qu’avec les pays voisins, notamment le Ghana et le Togo. Les investissements seront concentrés sur le centre-sud du pays et concernent le bitumage de routes et l’accès à la connectivité internet des agglomérations situées le long de ces  routes.

Une autre composante s’attèlera à financer les investissements physiques dans les cinq capitales régionales ciblées (Manga, Tenkodogo, Ouahigouya, Koudougou et Dédougou) en vue d’améliorer l’accès à différents types d’infrastructures urbaines. Ces villes ont été choisies en fonction de critères de proximité par rapport à certaines routes nationales et du niveau de pauvreté dans les régions concernées.

La troisième composante ciblera les activités qui permettront d’améliorer la capacité opérationnelle des ministères et des communes intervenant dans la mise en œuvre du projet et soutiendra la poursuite des réformes en vue d’une meilleure performance dans les secteurs couverts par le projet.

La gestion du projet fait l’objet d’une composante tandis que la dernière composante est dédiée au mécanisme de réponse immédiate et efficace en cas de catastrophes et crises qui surviendraient au cours de la mise en œuvre du projet.

Pour  Aguiratou Savadogo-Tinto, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale, «  le PTDIU  contribuera de manière significative à désenclaver certaines régions, et constitue un coup de pouce majeur pour la résorption des déficits en infrastructures des capitales régionales ciblées. Par ailleurs, il permettra de renforcer les capacités de  toutes les treize capitales régionales dans la gestion et  la planification urbaine ».

Ce projet multisectoriel sera coordonné par le Secréterait permanent du Secteur des Transports du Burkina Faso et sa mise en œuvre technique sera assurée par les Ministères sectoriels bénéficiaires.

Communiqué de presse Banque mondiale

NB : la titraille est de la rédaction

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