Attractivité minière en Afrique : le Burkina Faso classé deuxième

L’institut Fraser a réalisé son sondage annuel auprès des sociétés minières en 2015. Dans son classement, le Burkina Faso arrive deuxième parmi les pays les plus attractifs sur le continent africain.

D’une façon générale, la situation s’est améliorée avec une hausse de l’attractivité en ce qui concerne l’investissement étranger. Le continent dépasse désormais les régions de l’Océanie, de l’Asie, de l’Amérique latine, des Caraïbes et de l’Argentine en matière d’attractivité des capitaux, cet institut.

Pour ce qui est de l’attractif en prenant en compte le potentiel minier des pays, le Maroc tient la tête en Afrique (24e au niveau mondial), suivi du Burkina Faso (29e mondial) et du Ghana (31e mondial).

Ceux qui tiennent la queue en Afrique sont : La Guinée, qui  a procédé à une augmentation des redevances sur l’or alors que le coût de ce dernier avait baissé, et le Kenya avec l’adoption de la nouvelle loi minière donnant au gouvernement 10% des capitaux propres des mines.

Des 109 pays étudiés en matière de politique minière, deux autres africains se retrouvent dans les dix dernières places. Ce sont le Zimbabwe (106e) et le Niger (103e).

La mauvaise position du Zimbabwe s’explique par les problèmes de corruption, de saisie de biens privés et l’existence d’une compagnie d’Etat qui est propriétaire de 50% des ressources locales. Quant au Niger, il est passé de la 92e place à la 103e à cause du dédoublement et de l’incohérence de sa réglementation, entre autres.

Chaque année, le Fraser Institute réalise ce classement des pays du monde, en fonction de l’attractivité de leur secteur minier. Pour l’année 2015, il a analysé les réponses de 372 acteurs du secteur à propos d’un questionnaire relatif à 15 facteurs qui influencent les décisions des compagnies à investir dans les pays.

Les réglementations mises en place par les gouvernements, le système légal, le régime de taxation, les infrastructures, la stabilité politique, les lois concernant le travail figurent parmi les critères de classement.

Boureima LANKOANDE

Source :agenceecofin

 

Un commentaire

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  • Zongo
    19 mars 2016 at 11 h 53 min - Reply

    Mais ce classement n’étonne personne car le Burkina Faso s’est inscrit dans la dynamique d’attirer les investisseurs étrangers et par conséquent un code minier très attrayant qui ne profite pas à la population Burkinabé mais plutôt un groupe d’individu d’où l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.Depuis 2009 le Burkina Faso est passé d’un pays essentiellement agricole à un pays minier mais cette transition ne se ressent pas dans le panier de la ménagère. A titre illustratif la mine de Kalsaka qui était accueillie par la population comme un facteur indispensable à la lutte contre la pauvreté dans cette zone de production se transforme en désespoir.Au contraire les mines contribuent à appauvrir les paysans à travers l’accaparement des terres.Un rêve de vaincre la malédiction des ressources naturelles à travers cette forme de gouvernance minière au Burkina Faso (corruption clientéliste, des populations brimé , le flou juridique de la décentralisation au Burkina Faso (un transfert de pouvoir aux collectivités dont les ressources du sol ne sont pas concernées, un chevauchement des ministères). Ce
    classement est beau à apprendre mais les réalités de ce boom minier sur le terrain est loin de ces chiffres. Si l’Afrique du Sud et le Botswana ont pu vaincre la malédiction des ressources naturelles en la transformant en benédition pour quoi le Burkina ne peut pas en inspirer de leur exemple?

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