Crise à la SN SOSUCO : le ‘’mouvement plus rien ne sera comme avant’’ se déporte à Banfora

Alors que les agents de la sucrière observait une grève le 31 août dernier sur la mévente du sucre, le  »mouvement plus rien ne sera comme avant (M/PRSCA) » est venu de Ouagadougou le 11 septembre 2015 pour soutenir la SOSUCO, les travailleurs et la population à travers un meeting.

La venue du mouvement dans la cité du Paysan noir vise plusieurs objectifs. Il s’agit essentiellement de soutenir la lutte des travailleurs de l’usine pour une perspective viable de la SN SOSUCO.

Selon ce mouvement, dirigé par Idrissa Nogo «c’est Blaise COMPAORE et son régime qui ont asséché le circuit de commercialisation du sucre SOSUCO, c’est eux aussi qui ont tué toutes les usines de Bobo et le grand moulin du Burkina – GMB».

Il en veut également au régime pour la suppression de la SODISUCRE, le canal de distribution du sucre qui était la chargé d’acheter tout le sucre de la SOSUCO et le revendre auprès des commerçants et grossistes distributeurs.

«Sous Blaise COMPAORE, tout le monde était devenu importateur de sucre, avec de fausses déclarations faites en douanes et l’inégalité d’importation du sucre régnait».

C’est aussi une façon pour le M/PRSCA, d’indexer ce qu’il appelle «le silence coupable de la transition et des candidats à l’élection présidentielle d’octobre prochain». «Si aujourd’hui la SOSUCO est dans un marasme économique c’est la faute aux politiques et le remède doit venir des politiques», s’insurge le mouvement.

Au cours de ce meeting, le ‘’mouvement plus rien ne sera comme avant’’ a lancé un ultimatum à la classe politique jusqu’à l’ouverture de la campagne électorale pour proposer des solutions réalistes immédiates à même de sortir la SOSUCO de son hibernation.

Il s’agit entre autres, de ce qui suit : renationaliser la SOSUCO dans les mois prochains, enlever l’invendu de 22.000 tonnes, suspendre toutes les licences d’importations illégales, faire la promotion du sucre local en vue faire du slogan «produisons et consommons burkinabé» une réalité.

Charles Bako

Correspondant de Burkina24 à Niangoloko

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