La société civile plaide pour un code minier compétitif au Burkina

La coalition des organisations de la société civile dans le secteur des mines a organisé une conférence vendredi 24 avril 2015 dans le cadre de la campagne internationale de plaidoyer pour l’adoption du code minier au Burkina Faso.

Engagées pour une exploitation minière qui prenne en compte les préoccupations de développement local et national du pays, les organisations  de la société civile veulent voir un code minier soucieux de l’avenir du Burkina.

La conférence a commencé par une présentation de la situation économique du Burkina en relation avec le développement du secteur des mines ; une présentation faite par Ra-Sablga Seydou Ouédraogo de l’institut Free Afrik.

Il en ressort que les mines contribuent pour peu dans le budget de l’Etat et n’investissent pas toujours à la hauteur des attentes des populations locales affectées ou pas par l’installation des sociétés minières dans les zones d’’exploitation.

Les participants à la conférence ont eu des échanges francs

Les participants à la conférence ont eu des échanges francs

Pourtant les conséquences sont nombreuses et sévères du point de vue environnemental, humain et social. Ce qui fait craindre ce qu’on appelle le syndrome hollandais.

Selon M. Ouédraogo, pour que les mines se mettent véritablement au service du développement, il faut entre autres, que l’Etat aie 15% additionnels payant des actions en plus des 10% à titre gracieux, accroître les recettes fiscales issues des mines, ancrer l’économie locale et nationale avec au moins 1% des investissements des sociétés minières, que 5% du capital social soit ouvert au privé. Cela  ne peut se faire qu’avec une réglementation solide dans le secteur.

«Les citoyens attentent de voir quel type de code minier le Conseil national de la transition va doter le Burkina. Et nous avons voulu élargir le débat citoyen en organisant cette conférence qui a comme thème principal : quel code minier pour le développement du Burkina Faso?», a précisé le président de la coalition des OSC, Jonas Hien.

Elle a  réuni toutes les composantes, les sociétés minières, les structures de l’Etat, les organisations de la société civile, les partenaires au développement, les personnes ressources afin qu’ensemble qu’ils puissent mener le débat et voir comment le Burkina tire ou tirer d’avantage pour le développement.

«Nous pensons que le projet de code actuel comporte un certain nombre d’insuffisances qui devrait être corrigé par le parlement avant de l’adopter», a soutenu M.Hien.

Tout compte fait, par cette conférence, la coalition des OSC attire l’attention du conseil national de transition sur les enjeux véritables du code minier au Burkina Faso.

Boureima LANKOANDE

Burkina24

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