Tendances économiques en Afrique : 2015 sera dure la croissance des Etats

La banque mondiale a organisé ce lundi 3 avril 2015 une vidéoconférence avec plusieurs pays africains autour de l’Africa’s Pulse, une publication semestrielle sur les tendances économiques au sud du Sahara.

Depuis Washington, une équipe du Groupe de la Banque mondiale a animé cette conférence en ligne avec des journalistes, chercheurs et économistes d’une dizaine de pays francophones, (la même conférence a été animée avec des pays anglophones juste avant).

En effet, les prévisions d’Africa’s Pulse attribuent 4% de croissance pour le continent en 2015, un chiffre en deçà de celui de l’année passée (4,5%), et de la moyenne des dernières années (4,4%). Une situation préoccupante même si selon les experts de la Banque, la croissance devrait repartir en 2016 et au delà.

La condition, serait d’accélérer les réformes structurelles en faveur d’une croissance susceptible de réduire la pauvreté de manière plus efficace.

Pendant les pays exportateurs de pétrole souffriront de la baisse des cours, les importateurs eux devraient conserver leur croissance. Cependant pour le Burkina Faso, importateur, les choses seront plus difficiles au regard de certains autres paramètres selon, Francisco Ferreira, Economiste en chef du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique.

«Les déficits budgétaires élevés et des dépenses publiques peu performantes constituent une source de vulnérabilité pour de nombreux pays de la région. Il est urgent que ces pays améliorent leur situation budgétaire et accroissent leur résilience aux chocs externes», a précisé, Punam Chuhan-Pole, Economiste principale à la Banque mondiale pour l’Afrique, co-auteur d’Africa’s Pulse.

Malgré les risques imminents et presque permanents, et les nombreux défis qui se dressent  devant les pays africains, les spécialistes de la Banque face aux participants se veulent optimistes même s’ils admettent que le redressement est difficile.

Les principales préoccupations des participants (journalistes, chercheurs et économistes) à cette rencontre sont justement la situation sous pression des économies africaines, les mesures à prendre par les Africains eux-mêmes en vue de garantir une croissance susceptible, robuste et durable, dans un contexte hautement hostile.

L’équipe depuis le siège à Washington, Phillip-Jeremy Hay, Manager pour la communication à la Banque mondiale pour la région Afrique, Punam Chuhan-Pole et Francisco Ferreira a pisté des solutions et indiqué des conduites à éviter par les gouvernants de la région.

Boureima LANKOANDE

Burkina24

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