MOUSSA OUÉDRAOGO, MEILLEUR GRAPHISTE DE L’ANNÉE 2015 : « C’ÉTAIT UNE SURPRISE »

Moussa Ouédraogo est le lauréat du prix du graphiste de l’année. Primé lors des derniers  Faso Music Awards (FAMA) dans la soirée du 21 mars 2015 à Ouagadougou, il  a livré ses sentiments au cours d’une interview  accordée à Burkina24 dans ses locaux.

Burkina24 (B24): Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Moussa Ouédraogo (M.O.) : je suis Moussa Ouédraogo, infographiste et collaborateur de Bukina24

B24: Vous avez été primé le weekend passé. Pouvez-vous nous parler un peu de ce prix ?

M.O. : C’est dans le cadre des Fama, Faso Music Awards qui est à sa deuxième édition  cette année. C’était le samedi 21 mars à l’hotel Silmandé aujourd’hui  appelé Golden Tulip.

B24 : Vous vous attendiez à ce prix ?

Le lauréat Moussa Ouédraogo recevant son prix

Le lauréat Moussa Ouédraogo recevant son prix

M.O : Non,  pas vraiment. C’était une surprise pour moi. J’ai juste reçu un appel d’un des coordonnateurs des Fama me disant que j’étais nominé dans la catégorie graphiste de l’année.

B24: En quoi consiste le travail de graphiste ?

M.O : Il y a des graphistes qui font l’imagerie. C’est un peu dans l’audiovisuel. Mais il y a des graphistes qui font des montages vidéos, des graphistes qui font des montages sur des supports imprimables.

B24 : Dans quelle catégorie se classe le prix que vous avez reçu ?

M.O.: Meilleur graphiste de l’année, c’est dans l’infographie,  pour être plus précis et aussi l’imagerie.

Le prix est décerné à celui qui, de par ses réalisations, a beaucoup marqué les évènements culturels au cours de l’année précédente.

B24 : Depuis quand exercez-vous ce métier ?

M.O. : Moi je ne l’ai pas appris dans une école. Pour preuve,  j’ai une maitrise en macroéconomie que j’ai obtenue à l’université de Ouagadougou. Le métier,   je l’apprends depuis 2002. C’était une passion, un loisir pour moi.

J’ai commencé à prendre conscience de cela en 2012 juste après l’obtention de ma maitrise. En finissant,  je me demandais ce qu’il fallait faire. Entreprendre ou continuer  les études. Et comme j’avais des connaissances en informatique, j’avais effectué un stage dans une structure pas en infographie mais en développement web.

Aujourd’hui, j’ai des sites à moi que j’anime sans avoir jamais été dans une école de formation en informatique.  Je lisais beaucoup, je m’informais beaucoup sur le métier. Je ne me rendais pas compte que ce que je faisais pouvait plaire à quelqu’un.

B24 : Jusqu’où comptez-vous aller avec les connaissances acquises dans le domaine informatique qui a un rapport direct avec l’infographie ?

M.O. : Dieu merci, je collabore avec Burkina24 qui me permet de continuer et d’apprendre encore beaucoup plus. En tant que jeune étudiant en fin de cycle, tu te poses la question à savoir ce que tu dois faire.

B24 : Pour un autodidacte comme vous, quels conseils donnez-vous aux jeunes passionnés de l’informatique ?

M.O. : Je pense que les jeunes ont des talents en informatique mais qui sont encore dans l’ombre. Je les exhorte à persévérer.  Aujourd’hui, on parle beaucoup plus de logiciels libres et comment entreprendre avec ces logiciels.

Moi j’ai suivi une conférence sur ça. C’était au cours d’une conférence animée par  l’association YAMPUKRI autour du thème comment entreprendre avec les logiciels libres. C’est à partir de là que cela a commencé. J’encourage les jeunes comme moi à entreprendre dans le numérique qui est incontournable aujourd’hui.

B24 : Incontournable. A vous entendre pour évoluer dans le domaine du graphisme il faut maitriser l’outil informatique.

M.O. : C’est comme aller au champ. Si l’on va au champ sans savoir ce que c’est qu’une machette ou une daba,  je me dis que ça va être difficile de cultiver. Les connaissances de base en informatique sont elles aussi nécessaires  dans l’exercice du métier de graphiste.

Propos recueillis par Koeta OUI (stagiaire)

Burkina24

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