De Rabat au Cap : Voici les 10 plus grands projets africains

Les projets d’aujourd’hui doivent être conçus en tenant compte des générations futures. Dans sont rapport cette année, KPMG (un réseau mondial de cabinets de vérification, de fiscalité et de conseils) a listé les 100 projets d’envergure planétaire, les plus innovants, dont les 10 africains, du Maroc en Afrique du Sud en passant par la corne de l’Afrique. Ceux-ci sont à divers stades de conceptualisation et de mise en œuvre.

En tant que programmes d’avenir et même du futur, ces projets de portée mondiale s’inscrivent dans la dynamique du développement socioéconomique et politique du continent. Leur réalisation placera l’Afrique à un bon niveau dans l’échiquier mondial.

Gaz naturel transsaharien Algérie-Niger-Nigéria

Ce projet de «Trans-Saharan Gas Pipeline» (TSGP) s’inscrit dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), lancé en 2001 par l’Union africaine. Le gazoduc long de 4 300 kilomètres devrait transporter annuellement entre 20 et 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel des sites riches en ressources naturelles d’Afrique vers les marchés lucratifs en Europe ; il s’agit d’acheminer, via le Niger et le désert algérien, les ressources gazières du Nigeria (région de Warri) vers les ports algériens.

Réseau de TGV du Nigéria

Le réseau de train à grande vitesse du Nigéria (3218 km) est financé par la Banque d’import-export de Chine et devra relier Lagos, Kano, Kaduna, Warri, Bauchi, Abuja et Port Harcourt afin de stimuler l’activité économique de ces régions. Un accord signé avec le gouvernement nigérian permet à China Railway Construction Corporation (CRCC) de réaliser cette ligne ferroviaire sur la base d’un contrat de 11,97 milliards de dollars. La réalisation engagera 200 000 personnes, et une fois opérationnel, le projet emploiera 30 000 salariés.

Aménagement de la vallée du Bourgreg au Maroc

Projet de régénération et de développement urbain sur 6 000 ha, l’aménagement de la Vallée du Bouregreg vise à réhabiliter et promouvoir les rives du fleuve Bouregreg. C’est un projet structurant qui repose sur de nouveaux espaces urbanistiques en harmonie avec l’histoire et l’environnement du site, la construction d’ouvrages de transport public, ainsi que la mise en place de divers aménagements hydrauliques et portuaires. Il sera financé à 1 milliards de dollars par  des Fonds souverains et des institutions financières internationales.

Le Pont Jinja en Ouganda

Tentative d’endiguement de la congestion du Nil, le pont Jinja permettra plus de trafic dans le corridor économique. La rivière constitue une pierre angulaire pour le commerce de ce pays enclavé d’Afrique de l’Est, qui se trouve sur les rives du Lac Victoria.  Cet ouvrage constitue le seul point de passage actuellement reliant la capitale Kampala avec les régions à l’est du Nil le long de la frontière kenyane. Soutenu par un câble de 525 mètres de long, ce pont devrait coûter 125 millions de dollars, dont un financement du Japon.

Le Corridor nord-sud en Afrique du Sud

Cette route de plus de 10 000 km, et d’un coût 1 milliards de dollars doit relier huit pays d’Afrique australe et centrale (de l’Afrique du Sud à la Zambie et à la RDC, et du Botswana au Malawi). L’objectif est de renforcer le commerce transfrontalier et le tourisme dans la région. Son financement pourrait venir des partenaires au développement, en plus des gouvernements respectifs et de la Banque mondiale.

Le Chemin de fer Mombasa-Kigali

L’enclavement et la faiblesse des infrastructures de certains pays africains limitent leurs possibilités à atteindre les marchés étrangers dans leurs efforts d’exportation. Sur 2935 km, le chemin de fer Mombasa-Kigali va relier le port de Mombasa au Kenya avec la Tanzanie, le Rwanda et le littoral Sud-Soudan, et du même coup faciliter les exportations de café, de thé, d’autres produits agricoles, ainsi que des minéraux et des machines.

La Turbine à cycle combiné du champ de gaz de Kudu de Namibie

Projet de 1,1 milliard de dollars, cette turbine va exploiter le gisement de Koudou /Kudu, un champ de gaz offshore namibien, localisé à environ 150 km au nord-ouest de la ville d’Oranjemund. Une centrale d’une capacité de 800 MW dont l’ouverture de la première usine est prévue en 2 018, va multiplier les capacités de production nationale permettant de réduire les importations et le déficit énergétique de l’économie.

La Mise à niveau du terminal de l’aéroport Jomo Kenyatta

La mise à niveau du Terminal de l’aéroport Jomo Kenyatta du Kenya fait partie des solutions permettant de relever le défi de la compétitivité des produits kényans à l’échelle mondiale. Cette compétitivité pourrait être affectée par le délabrement des installations de l’aéroport, premier contact entre les voyageurs d’affaires et la destination où ils souhaitent investir. Réalisée dans le cadre d’une série plus large des investissements d’infrastructure et de réaménagement visant à surmonter ces obstacles, elle coûtera environ 654 millions de dollars avec une capacité à gérer 20 millions de passagers par an.

Le Square Kilometre Array en Afrique du sud

Résultat d’une collaboration internationale, le Square Kilometre Array (SKA) vise à construire le plus grand radiotélescope du monde, avec une surface collectrice d’approximativement un kilomètre carré. Avec un coût de 900 millions de dollars, SKA est l’une des plus grandes initiatives scientifiques à ce jour, réunissant les cerveaux scientifiques et techniques les plus raffinés du monde. C’est le 2e de ce type au monde, le premier bloc ayant été construit et inauguré depuis le 9 juillet 2013 : le Murchison Widefield Array, à Meekatharra en Australie-Occidentale.

Le programme PRASA de matériel roulant en Afrique du sud

La Passenger Rail Agency of South Africa (PRASA) a émis un contrat d’une valeur de 4,6 milliards de dollars, signé en Octobre 2013, pour construire 600 nouveaux trains (3.600 véhicules) sur une période de 10 ans. Il s’agit de permettre de renouveler une technologie vieillissante source de pas mal de difficultés au service ferroviaire des voyageurs d’Afrique du Sud qui permet le transport journalier de 2,6 millions de passagers.

L’ensemble de ces projets «de classe mondiale» démontre l’existence de compétences africaines et mettent le continent africain au diapason de la technologie mondiale, capable de réaliser son expansion infrastructurelle, économique et sociale et sociétale, et de se définir une politique propre.

Boureima LANKOANDE

Burkina24

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