Immigration clandestine : la route vers la mort

Des milliers de migrants africains tentent clandestinement de gagner l’autre côté de la méditerranée chaque année à la recherche d’une vie meilleurs. Sur ce chemin tortueux vers l’Europe, beaucoup d’entre laissent leur vie en mer pour plusieurs raisons.

Ainsi, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 3000 d’entre eux ont péri dans les eaux de la méditerranée depuis le début de cette année 2014, un nombre qui va s’accroître davantage d’ici à la fin de l’année.

Depuis une vingtaine  d’année, cette mer s’est dressée en véritable obstacle mortel pour les nombreux migrants irréguliers. Le nombre de macchabées de cette mer est évalué à plus de 22000 depuis l’année 2000 sur un total de 40000 au plan mondial.

Les chiffres sont effroyables, au regard de l’objectif recherché par les acteurs, un objectif qui n’est pour autant forcement pas lié à la migration exclusivement.

L’Afrique paie le plus lourd tribut dans cette course vers la mort. Des 4077 migrants irréguliers morts dans le monde en 2014, les trois quarts l’ont été pendant la traversée de cette même mer, donc Africains et Arabes.

Entre l’Afrique et l’Europe, c’est de quelques kilomètres

Plusieurs causes concourent à ce ‘’carnage’’ en mer des migrants pour la plupart des jeunes en quête de bien-être, d’un lendemain tout simplement d’un monde meilleur. Entre l’Afrique et l’Europe, ce n’est qu’une question de quelques kilomètres.

Les conditions d’embarquement, l’état des embarcations,  la violence des courants d’eau, ne sont pas toujours en faveur de l’immigration ou l’émigration clandestine, c’est selon.

La politique migratoire de l’Afrique, surtout la politique socio-économique qui ne fait assez pour retenir les jeunes Africains chez eux en leur donnant beaucoup d’espoir et d’espérance, favorise la croissance de ces flux vers les destinations européennes.

De l’autre côté de la mer, une autre politique tout aussi hostile aux jeunes aventuriers. La plupart des politiques européennes en matière d’immigration est très claire. Ces Occidentaux ne veulent pas des Africains tous azimuts mais plutôt des cerveaux capables de participer activement à l’essor technologique, économique de l’Europe.

Au-delà de l’insuffisance d’assistance des migrants en détresse, une autre pression, psychologique né du fait que ceux-ci savent qu’ils ne sont aimés de l’autre côté et qu’ils n’y pas bienvenus, les entraîne inéluctablement dans une agonie certaine.

Certains meurent noyés, ou asphyxiés, d’autres affamés et d’autres encore par le froid glacial auquel leur organisme n’est pas familier.

Au cours des huit premiers mois de 2014, plus de 112 000 migrants en situation irrégulière ont été détectés par les autorités italiennes soit près de trois fois plus que dans l’ensemble de l’année 2013.

Certains migrants fuient la guerre, et les persécutions de tout genre, certains sont simplement en quête permanente du mieux-être, ignorant que c’est la fin du parcours qui commençait.

Boureima LANKOANDE

Burkina24

Un commentaire

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  • L’ermite
    2 octobre 2014 at 10 h 05 min - Reply

    Il y a plusieurs chemins vers la mort, aucun n’est souhaité, celui-ci me semble plus cruel. Il y a la vie en Afrique, la solidarité, la famille, le sens de devoir: c’est la plus grande riche à mon avis.

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