Transactions bancaires via mobile en Afrique : le système kényan, vers la conquête du marché européen

Longtemps, l’Afrique a dépendu de technologies développées à l’étranger. Mais un système kenyan de transfert d’argent par téléphonie mobile, le M-Pesa, a révolutionné la vie quotidienne de millions d’habitants de ce pays d’Afrique de l’Est et même du monde.

Le système M-Pesa («M» pour mobile, «Pesa» signifiant «argent» en langue locale swahili), qui permet, via un simple téléphone mobile, d’envoyer et de recevoir de l’argent, et de payer biens et services, est à la conquête du reste du monde notamment la Roumanie.

L’application, utilisable sur les modèles de téléphones portables les plus simples, permet de régler ses factures d’eau ou d’électricité, de payer une addition dans un restaurant, une consommation dans un bar ou une course en taxi, mais aussi d’envoyer de l’argent à ses amis ou à ses proches.

La somme minimale autorisée est de 8 centimes d’euros (environ 50 FCFA) seulement et celle maximale de 600 euros (environ 400.000 FCFA).

Un maximum de 1.200 euros (environ 800.000 FCFA) de transactions journalières est autorisé par M-Pesa qui est en train de conquérir le marché européen.

« De l’Afrique de l’Est à l’Europe de l’Est, c’est quand même phénoménal quand on y pense », a expliqué Michael Joseph, qui dirige le secteur « Argent mobile » de Vodafone à Nairobi, la capitale kényane.

C’est ce qui été rapporté par l’ « Agence France-Presse » (AFP), sur son site web, ce vendredi 22 août 2014.

M-Pesa compte environ 18 millions de clients au Kenya

Ce géant britannique de la téléphonie, parlant de Vodafone, est, selon la même source, l’actionnaire principal (40% des parts) de « Safaricom », premier opérateur mobile du Kenya, et a participé à la conception et au lancement en 2007 de « M-Pesa » au Kenya.

M-Pesa compte, toujours d’après AFP, environ 18 millions de clients sur une population d’environ 25 millions d’habitants (de plus de 15 ans) et huit millions de transactions y sont effectuées chaque jour.

Ce système de transactions contourne celui bancaire au Kenya où une partie non négligeable de la population ne dispose pas de compte en banque.

N’est-ce pas le Kenya en train de démontrer qu’il n’est pas seulement remarquable dans le domaine sportif dont l’endurance, mais également dans le domaine technologique ?

Par ailleurs, au Burkina Faso, plusieurs systèmes de transferts d’argent électronique notamment « Airtel Money » du réseau téléphonique Airtel, « MobiCash Venega » de Telmob, « Biweb » de la banque BOA sont, en autres, en expansion et pourraient, eux aussi, conquérir les marchés internationaux.

Noufou KINDO                                                                     

Burkina24

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