Affaire Charbon fin au Burkina Faso : Le commentaire du ministre des mines

En marge de la présentation des activités du mois de la redevabilité organisé par le ministère des mines et des carrières, le ministre Oumarou Idani est revenu, le vendredi 4 septembre 2020, sur l’affaire dite du Charbon bon.

Moussa Gomina, ingénieur et Docteur d’état en sciences physiques et Joël Ilboudo, métallurgiste, experts commis dans le dossier Charbon fin, ont prêté serment le mercredi 22 juillet 2020 au Tribunal de Grande instance de Ouagadougou. Ils auront pour missions, entre autres, de déterminer la nature et la composition de chaque matériau de la cargaison saisie, et de quantifier la teneur de chaque substance minérale.

Le ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani, est revenu sur l’affaire, le 4 septembre 2020 en marge de la présentation des activités du mois de la redevabilité du ministère des mines et des carrières.

« (…) Au niveau du ministère des mines et des carrières, nous avons estimé qu’en tant que représentant du gouvernement, il fallait qu’il y ait un arbitrage notamment en commanditant une expertise internationale indépendante qui va établir les faits sur la base desquels la justice va trancher (…).

Nous n’avons pas été suivis à l’époque et cela a fait l’objet de lynchages médiatiques gratuits. Il y en a même qui ont dit que c’est bizarre que le ministre des mines et des carrières ne se soit pas suicidé puisqu’on a dit que la mine avait dissipé 330 milliards de F CFA. Après, j’ai vu même des amis de la presse dire que le ministre des mines et des carrières a détourné 330 milliards de F CFA.

Nous avons dit que c’est incontournable, il faut faire une expertise internationale et indépendante. Très heureusement, ça a été la conclusion du Tribunal de grande instance de Ouagadougou ».

Oumarou Idani, ministre des mines et des carrières

A écouter le ministre des mines, les experts travaillent à Bobo-Dioulasso sur les 640 sacs contenant le charbon fin. « Il ont déjà traité 170. Après, les échantillons seront analysés dans un laboratoire international en France et à partir de là, nous aurons les résultats et ils seront mis à la disposition de la justice qui va trancher », a fait savoir Oumarou Idani.

Selon le ministre, « les experts ont souhaité que ça se fasse dans la plus grande transparence ». Partant, Oumarou Idani a invité l’ensemble de la presse à suivre le dossier. « Ce dossier est un dossier d’importance, dit-il, et il s’agit de toute une question de gouvernance d’un secteur ».

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