Hauts-Bassins : Harouna Kaboré chez les productrices de beurre de karité

Dans le cadre de la Stratégie nationale d’industrialisation, le Ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Harouna Kaboré a visité le Réseau des productrices de beurre de karité des Hauts-Bassins et des Cascades (RPBHC) le jeudi 18 juin 2020 à Bobo-Dioulasso. Au grand bonheur des acteurs, le réseau de 14 000 membres bénéficiaire du Cadre intégré renforcé (CIR) a déjà réalisé une croissance de production annuelle de 100% .

Une année après la dotation de matériels au profit des associations et coopératives de production, le Ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Harouna Kaboré a constaté de visu l’impact des équipements sur la vie des organisations bénéficiaires.

De 300 à 600 tonnes

C’est ainsi que le Ministre s’est rendu au siège du Réseau des productrices de beurre de karité des Hauts-Bassins et des Cascades qui avait reçu une chaîne complète de production de beurre de karité et un groupe électrogène. Selon les témoignages des acteurs, les objectifs du Cadre intégré renforcé (CIR) sont déjà atteints.

« De 300 tonnes en 2019, le Réseau des productrices de beurre de karité des Hauts-Bassins et des Cascades (RPBHC) est passé à une production de 600 tonnes », a confié son conseiller technique Oumar Tiemogo Cissé. Des chiffres qui équivalent à un taux de croissance de 100% de production. Le réseau riche de 14 000 femmes a par conséquent amélioré la capacité de son personnel avec le recrutement de 100  nouvelles employées.

100 femmes recrutées après l’appui du CIR

C’est donc « un travail de qualité » qui réjouit le ministre à plusieurs titres. Notamment l’amélioration de l’employabilité au sein du réseau et de la qualité des produits qui se vendent au-delà de nos frontières. Dès lors, il se rend compte de la pertinence des besoins évoqués par les bénéficiaires. Ce qui confirme qu’ils connaissent bien leur marché. Au point d’avoir la certification de l’ABNORM et de plusieurs attestations de reconnaissances internationales.

La mobilisation du secteur privé attendue

Le réseau qui a également reçu des lots d’emballages et d’étiquettes souhaite apporter une plus-value à sa production. C’est pourquoi a-t-il sollicité l’accompagnement du ministre pour l’acquisition d’une raffinerie  afin de transformer leurs produits semi-finis en produits finis. 

Le ministre a alors rappelé la nécessité de la mobilisation du secteur privé dans le processus d’industrialisation du Burkina Faso  qu’il espère effective en 2023. « L’idée pour nous, c’est de développer des projets nationaux où on est capable de convoyer le maximum de produits fabriqués dans les coopératives. Dans la stratégie nationale d’industrialisation, ces types de projets sont prévus  avec la mobilisation de l’Etat et aussi du secteur privé afin que notre paysage industriel vole du niveau de PMI/MPE à celui d’industries plus grandes », conclut-il.

 Le ministre et sa délégation ont aussi visité l’Enterprise Tenin Traoré (ETT) qui excelle dans la production, la transformation et l’exportation des produits locaux.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

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