COVID-19 au Burkina : La ligue des consommateurs dénonce un « sale business » de certaines structures

La ligue des consommateurs du Burkina (LCB) met en garde les structures qui profitent de la pandémie du COVID-19 pour s’enrichir.

Face à la pandémie du COVID-19 au Burkina Faso, le gouvernement et ses partenaires au développement ont entamé une riposte pour contenir la maladie à travers une batterie de mesures de prévention et de prise en charge.

Cependant, le COVID 19 gagne du terrain. Sa progression a atteint les 207 cas confirmés à la date du 28 mars 2020. La ligue des consommateurs du Burkina, dans un communiqué parvenu à Burkina 24, félicite et encourage le gouvernement à poursuivre les efforts entrepris ainsi que le personnel soignant pour leur dévouement.

Clin d’œil est également fait à l’ensemble des acteurs (journalistes, FDS, OSC, etc.) mobilisés pour la circonstance en accompagnant la coordination de réponse à la pandémie de COVID-19.

« Toutefois, c’est en cette période sombre et très difficile où l’apport de tous les Burkinabè est attendu que malheureusement des Burkinabè avides d’argents à tout prix ont choisi de se livrer à une course à l’enrichissement illicite », peut-on lire dans la déclaration signée du président de la ligue des consommateurs, Dasmané Traoré.

« Un sale business »…

La ligue fait référence à certaines officines pharmaceutiques, des supermarchés et des boutiques qui, de manière délibérée, ont opté pour faire de bonnes affaires malgré la situation de détresse des consommateurs.

« En effet, avec la rareté de certains produits, tels les gels hydro-alcooliques et des cache-nez, lesdites structures installées notamment à Ouagadougou et dans certaines villes du pays ont doublé, voire triplé les coûts pour un sale business dont eux seuls connaîtront le goût de cette affaire honteuse et lâche pour des gens qui disent officier pour le bonheur des consommateurs », poursuit le communiqué.

Ces derniers, selon la note, diminuent ainsi les chances d’accès du maximum des populations de pouvoir s’en procurer et sans aucun doute, alimentent et multiplient les risques de contamination directe et indirecte où eux-mêmes ne seraient épargnés.

« Qui seront vos clients demain, si vous les laissez mourir par votre envie insatiable de gagner l’argent à tout prix ? », se demande Dasmané Traoré au nom de la ligue des consommateurs.

« Les pharmacies ne doivent aucunement être des zones à risques du COVID-19 »

Les responsables de la structure de veille ajoutent, par ailleurs, avoir remarqué que certaines pharmacies reçoivent les consommateurs à travers une fenêtre créant ainsi une agglutination et la promiscuité à l’extérieur de leur bulle climatisée où seuls leur sécurité et l’argent du consommateur ont un intérêt.

La LCB met en garde les structures fautives et se donne le droit d’entreprendre des actions fortes contre ces pratiques. Les consommateurs sont invités à les dénoncer pour les besoins d’une campagne multimédia et de masse de dénonciation publique assortie d’actions de droit.

« Les pharmacies ne doivent aucunement être des zones à risques du COVID-19. Nous invitons, par conséquent et sans délai, l’ordre des pharmaciens à mettre de l’ordre au sein des officines indélicates qui, loin d’être des boutiques, ne devront pas, non plus, être le lieu de la propagation de la maladie », lit-on.

Tout en saluant à sa juste valeur « l’acte patriotique » de l’Armée à travers la mise à disposition de gels hydro alcoolique à prix normaux et humains, la LCB lui demande d’étendre cette œuvre « salvatrice » sur toute l’étendue du territoire national.

Les consommateurs sont appelés à joindre la structure à travers les réseaux sociaux ou ces numéros WhatsApp : 70583450/ 70850686/ 70344715 pour tout cas de témoignage ou de dénonciation.

Synthèse de Noufou KINDO

Burkina 24

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