IUTS : L’Économiste du Faso en parle

L’hebdomadaire burkinabè L’Économiste du Faso a organisé une conférence publique ce mercredi 22 janvier 2020 à Ouagadougou. L’objectif, pour les confrères, était d’apporter des éclaircissements sur les notions telles que la justice et l’équité fiscale. Les panélistes ont également abordé la question de l’Impôt Unique sur les Traitements et Salaires (IUTS).

[Article mis à jour]

« Notre objectif, c’était de faire sortir le sujet du cadre restreint des ateliers, des rédactions pour permettre un débat large public », a déclaré Abdoulaye Tao, le directeur de publication de L’Économiste du Faso. La conférence publique a pour objectif de permettre une bonne compréhension des notions sur la justice fiscale et les impôts. Le média a voulu se coller à l’actualité en organisant l’activité.

« L’impôt aujourd’hui pour un pays comme le notre, c’est l’essentiel des revenus budgétaires. Ces derniers temps, le débat fiscal s’est focalisé sur le paiement de l’IUTS qui connait un rejet de la part de certains agents publics. Un rejet qui a divers motifs  et qui pourrait se résumer en une volonté de préservation de leur pouvoir d’achat. Il faut cependant rappeler que l’IUTS dans son énonciation actuelle existe depuis le 17 septembre 1970 »  (Dr Daouda Diallo, expert en fiscalité)

Sur la table des panelistes, la diversité était au rendez-vous. « Nous parlons de revendication et non réclamation. La revendication vise à obtenir un avantage. Ce n’est pas un droit. Et quand il s’agit d’un droit qui n’est pas encore opérationnel, nous disons que c’est une réclamation », a expliqué Toussaint Bationo, représentant de la CSB.

Selon ses propos, même si la loi est dure, elle s’applique à tout le monde. « Le public qui refuse la mesure est-il exempté de cet impôt ? », s’est interrogé le syndicaliste.  Pour lui, la réponse est sans équivoque et est « non ». Le décret d’application de cette loi prend en compte aussi les agents du public. L’IUTS a, selon lui, les mêmes principes que les cotisations de la caisse nationale de sécurité sociale. « Quand on vous recrute, on ne demande pas votre avis. De part votre contrat, vous l’acceptez », a-t-il expliqué.

A l’issue des communications, il faut signifier que les échanges ont été houleux. Le Dr Daouda Diallo, expert en fiscalité, a par ailleurs indiqué qu’il faut préconiser l’intérêt commun à l’intérêt  individuel.

Basile SAMA

Burkina 24

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