Huilerie, apiculture et énergie solaire au Burkina : L’Union européenne injecte 5 milliards de F CFA

Cinq milliards de F CFA, c’est le montant que l’Union Européenne injecte dans le programme d’Appui à la Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest (PACAO) volet Burkina Faso. Ce programme vise à contribuer à la transformation structurelle de l’économie burkinabè par la production de biens et services compétitifs à forte valeur ajoutée et concerne les domaines de l’huilerie, le miel et l’énergie solaire. Lancé officiellement par la chambre du commerce et de l’industrie qui a sa gestion, il a été présenté aux acteurs des filières le mardi 21 janvier 2020 à Ouagadougou.

Afin d’apporter un changement dans l’économie au Burkina Faso, PACAO va investir dans le développement de trois filières porteuses, la grappe huilerie, l’apiculture et l’énergie solaire. Ce programme est destiné aux entreprises, aux organisations  professionnelles et aux structures de services de ces trois chaines de valeurs.

En effet, ces produits et services dits à forte valeur compétitive, capables de créer des emplois qualitatifs et d’augmenter les exportations et les revenus, verront leur performance booster  la mise en œuvre du programme.

Cérémonie de lancement du Programme d’Appui et de Compétitivité en Afrique de l’Ouest, volet Burkina Faso

Il s’agira d’améliorer la performance des trois valeurs et leurs dérivés en stimulant leur contribution au développement industriel, en renforçant la capacité des acteurs dans la promotion de l’offre exportable ainsi que les opportunités d’affaire vers les différentes zones économiques d’Afrique au commerce régional.

Le gouvernement prendra des mesures pour soutenir les entreprises
Arouna Kaboré, ministre du commerce

Arouna Kaboré, ministre du commerce, présidant la cérémonie avec son homologue de l’énergie, Ismaël Bachir Ouédraogo, a laissé entendre que « si  nous demandons aux Burkinabè de consommer local, c’est aussi que nous puissions mettre à disposition des Burkinabè;

des produits des acteurs bien formés dans le domaine de la fabrication des produits, des acteurs bien formés pour tout ce qui est maintenance dans le domaine de l’énergie ou en équipement solaire pour la transformation des matières premières ».  

Par conséquent, fort était de constater même par les expositions du jour que les acteurs de ces filières étaient déjà engagés dans une dynamique. Ce projet vient, ainsi, comme une mesure qui rassure les acteurs à se lancer dans l’industrialisation et la compétitivité.

Visite de stands d’exposition par les autorités

Certes, le domaine de l’huilerie a traversé une certaine crise de mévente, mais aujourd’hui, rassure Arouna Kaboré, « aucun gramme d’huile de la campagne 2019 n’existe dans les locaux de la SNCitec, tout a été acheté », suite aux mesures prises par le gouvernement, d’ailleurs le gouvernement, a-t-il ajouté, travaille à accompagner les structures existantes  au mieux à ce que cela ne se répète plus.

Après le programme de renforcement de capacités des entreprises de 2003 à 2008, le programme d’appui au développement du secteur privé (PADSP), l’Union confirme sa position de partenaire traditionnel du secteur privé burkinabè avec le programme d’appui à la compétitivité  en Afrique de l’Ouest (CAPAO).

Un programme qui s’inscrit dans l’axe 3 du plan de développement économique et social (PNDES) qui est porte sur la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.

Wolfram Vetter, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union Européenne au Burkina

Pour

 

 

 

 

 

 

 

Wolfram Vetter, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union Européenne au Burkina, son département accompagne ce projet, « parce que le secteur privé,  c’est là où se crée le plus d’emplois, c’est là qu’on peut lutter contre la pauvreté de façon soutenable, c’est aussi là qu’on peut promouvoir le commerce régional, international ».

La chambre du commerce qui a la gestion du programme ne saurait rester insensible à une telle initiative.

Elle apporte son appui à hauteur de 500 millions de Fcfa et la plus ancienne structure de soutien au secteur privé par son vice-président Mamady Sanoh a pris l’engagement à travailler à la réussite du projet.

Revelyn SOME

Burkina24

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