Pôles de croissance : A la recherche de stratégies pour purger les droits fonciers

Le comité national de pilotage des pôles de croissance tient sa première session de l’année ce mardi 29 octobre 2019. Les discussions porteront sur les difficultés de mobilisation du foncier pour les pôles de croissance  identifiés sur le territoire. Quelles stratégies pour la purge des droits fonciers ? C’est la question à laquelle, les différents acteurs  devront au sortir de la session trouver des réponses afin de sécuriser les terres identifiées pour les pôles de croissance.

A l’horizon 2020, la part des pôles de croissances et de compétitivité dans la le PIB devrait être portée à 3% et les effectifs cumulés des emplois créés de 35000 à 45 000.

Cependant, laisse entendre Lassané Kaboré, vice-président du comité national de pilotage des pôles, « depuis l’adoption du modèle de pôle de croissances en 2011, la mobilisation foncière est confrontée à des contraintes majeures qui, si elles ne sont pas levées, risquent de compromettre fortement les impacts recherchés ». D’où le choix de ce thème pour dégager les voies et moyens à la sécurisation des terres et des investisseurs.

La purge des droits fonciers, parce que les pôles de croissance mobilisent beaucoup de superficies, le pôle de Bagré a mobilisé 400 000 hectares, la vallée de Sourou 300 000 et la vallée de Samandeni à 21 000 hectares. Des superficies qui sont des propriétés de certaines personnes.

Pauline Zouré, ministre déléguée en charge de l’aménagement territorial

Cependant, pour disposer de ces terres, il y a beaucoup de préalables à lever pour permettre aux activités de se mener sereinement. Pour Pauline Zouré, ministre déléguée, chargée de l’aménagement territorial, il faut sécuriser d’abord les terres, sécuriser les investisseurs et  pouvoir permettre aux personnes affectées d’entrer dans leurs  droits à leur tour.

 « Sur tout ça (les terres) il y a  des gens qui étaient là et qui avaient des droits réels sur le sol et donc comment faire pour pouvoir purger ces droits fonciers », s’est-elle interrogé.

Avant de dire «nous allons travailler diligemment pour prendre les textes d’application pour  la loi qui porte indemnisation des personnes affectées par  les travaux d’utilité publique mais aussi accélérer la construction du cadastre foncier national qui devrait à terme nous permettre de pouvoir sereinement dédommager à partir des parcelles qui seront effectivement retenues dans le cadre du projet ».

La session se penchera aussi sur l’état de mise en œuvre de ces différents pôles de croissance et la mise en œuvre des recommandations de la session de 2018.

Le pôle de Bagré fonctionne malgré les difficultés  avec 27 000 emplois créés  sur 30 000 à terme en 2020. On ne parle plus de pôle Sourou-Samnadeni, le projet a été scindé en deux agropoles distincts, l’agropole de Sourou et de l’agropole de Samandeni.

Le pôle de croissance du Sahel a vu sa construction ralentir à cause de la question de sécurité mais, rassure la ministre de l’aménagement territorial,  le projet est toujours  d’actualité et le document du projet est en cours de formulation. Idem pour le pôle écotouristique de la région de l’Est dont la mise en œuvre est aussi affectée par l’insécurité.

« En gros, conclut la ministre déléguée, la politique de mise en place des pôles de croissance dans les régions qui ont été retenues se poursuit, mais affectée par des questions de sécurité et aussi  par certaines question de mobilisation de ressources mais la politique est toujours en cours et les pôles de croissance se construiront ».

Pas de commentaire

Repondre a l'Article

*

*

ARTICLE POPULAIR