SIAO 2018 : L’artisanat africain face au développement technologique

La 15e édition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) se tient du 26 octobre au 4 novembre 2018. En marge de l’exposition vente, s’est tenu un séminaire du 29 au 31 octobre autour du thème : « Artisanat africain, exigences du marché et développement technologique ».

En plaçant la 15e édition du SIAO sous le thème: « Artisanat africain, exigences du marché et développement technologique », la biennale de l’artisanat africain a voulu donner un signal fort pour une transformation structurelle des entreprises artisanales africaines. Il s’agit de répondre aux exigences du marché international par le biais de l’innovation constante dans la production, la promotion et la vente des produits de l’artisanat.  Ainsi, cela passe nécessairement par l’utilisation des possibilités qu’offrent  les technologies.

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C’est dans ce sens qu’un séminaire a été organisé du 29 au 31 octobre 2018 à Ouagadougou en marge des expositions vente. La rencontre a regroupé une cinquantaine de participants venus du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Guinée Equatoriale, du Madagascar, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, de la  Centrafrique, du Sénégal, de la Sierra Lionne, du Tchad et du Nigeria.

Établir un diagnostic sur les contraintes, les capacités et le potentiel des contributions des TIC à l’accès aux différents marchés surtout internationaux et mettre en lumière un système alternatif conséquent de production et de comportement des acteurs du secteur de l’artisanat, tel était l’objectif général de ce séminaire.

« Artisanat africain, exigences du marché et développement technologique »

Pendant trois jours, les participants se sont penchés sur les possibilités d’amélioration de la qualité des produits artisanaux africains par l’introduction d’appareils et de machines sans pour autant dénaturer le génie créateur qui constitue l’identité des produits artisanaux dans le but d’améliorer la qualité et de pouvoir satisfaire à des commandes dans les délais contractuels.

De même, il a été question des meilleures  pratiques et opportunités qu’offre l’essor des technologies pour les entreprises artisanales africaines. Le coordonnateur des activités de l’artisanat et des PME l’Economie de l’artisanat de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale(CEEAC), Honoré Tabuna,  a fait savoir que cette rencontre était très importante pour l’économie africaine. Selon lui, l’artisanat emploie les diplômés et les non diplômés.

Honoré Tabuna, coordonnateur des activités de l’artisanat et des PME du CEEAC

Honoré Tabuna, coordonnateur des activités de l’artisanat et des PME du CEEAC

Jacques Sédogo, président de la Chambre des métiers et de l’artisanat du Burkina Faso, a laissé entendre que les échanges ont été fructueux. « Nous avons pu bénéficier des expériences d’autres pays et nous intégrons dans notre manière de faire pour accompagner le secteur. Nous sommes outillés pour préparer le prochain SIAO avec des connaissances qui vont nous servir pour améliorer la productivité de nos artisans et d’aller vers d’autres marchés », a-t-il précisé.

A l’issue des travaux, les participants ont fait des recommandations à l’endroit des Etats. Il s’agit, entre autres, de créer des passerelles entre le monde des artisans et les acteurs du numérique, initier des projets de promotion de l’artisanat à travers le numérique, créer des plateformes dédiés à la promotion et la vente de produits de l’artisanat et faciliter l’appropriation et l’accès aux artisans en vue de créer des « villages virtuels ».

Le Secrétaire général du ministère en charge de l’artisanat, Boubacar Traoré, a promis que les recommandations seront adressées aux autorités en vue d’une exploitation pour le développement des entreprises artisanales africaines et l’amélioration de la qualité de vie des artisans

Jules César KABORE

Burkina 24

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