Permis de conduire : 8 500 F CFA pour échanger l’ancien contre le nouveau

La nouvelle loi fixe les règles relatives à l’établissement, la délivrance et la validité des permis de conduire au Burkina Faso et définit les infractions et les sanctions applicables. Cette loi vise, entre autres, à contribuer à la modernisation et à la sécurisation des titres de transport, de réduire significativement le nombre des accidents de la circulation routière et de définir un régime dissuasif d’infractions et de sanctions. Cette réforme va coûter plus de 13 milliards de F CFA au budget de l’Etat.

Les changements de fonds et les nouveautés apportées au nouveau permis de conduire

Avec l’adoption de cette nouvelle loi au Burkina Faso, le nouveau permis de conduire national est matérialisé par un document sur support plastique sécurisé, de dimension 54 mm X 86 mm, de couleur à prédominance rose, au format d’une carte bancaire et d’une validité de 10 ans maximum.

Selon la loi, désormais, l’âge minimum des candidats à l’obtention du permis de conduire de catégorie A1 est de quatorze ans, seize ans pour la catégorie A ou B1, dix-huit ans pour les catégories B,C,F et BCD et enfin vingt et un ans pour la catégorie D.

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L’obtention des permis de conduire des catégories B,C,D,E, BCD est maintenant subordonnée à la présentation d’un certificat médical d’aptitude délivré par un médecin compétent. Par ailleurs, les usagers ont un délai de trois ans pour le remplacement des permis de conduire actuellement en circulation contre la somme de 8 500 FCFA.

A la suite de l’exposé du gouvernement, les 96 députés ont procédé à l’examen du projet de loi article par article et y ont apporté des amendements. A l’issue de l’adoption de la loi, Vincent Dabilgou, ministre en charge du transport, a laissé entendre que c’est dans le but de sécuriser les titres de transport.

Vincent Dabilgou, ministre en charge du transport

« Nous sommes dans un environnement que l’on doit sécuriser de plus en plus. Dans le domaine du permis de conduire, il y a beaucoup de falsifications et de faux documents. Ce projet de loi va nous permettre d’engager un processus véritablement moderne et sécurisé », a-t-il lancé.

Il a également précisé que le processus intègre la base de données de l’Office national d’identification (ONI) et que le nouveau titre de transport permettra la localisation et l’identification des usagers en situation irrégulière en matière de circulation routière. En rappel, le projet de loi est structuré en six titres dont certains sont subdivisés en chapitres et compte quarante articles

Jules César KABORE

lesaffairesbf

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