Attaque du café Istanbul : « L’espoir fait vivre »

Cinq jours après l’attaque du café Istanbul sur l’avenue Kwamé Nkrumah dans la nuit du 13 août dernier à Ouagadougou, les détenteurs de commerce s’en remettent à Dieu.

L’attaque du café Istanbul dans la nuit du 13 au 14 août dernier, a causé la perte de 18 vies humaines, des blessés et d’énormes dégâts matériels. Ce jeudi 17 août 2017, l’avenue Kwamé Nkrumah renaît de ses cendres. Les commerces  s’ouvrent timidement.

Ibrahim Yaguibou, détenteur d’une galerie d’objets d’art en face de l’hôtel Bravia, a expliqué que pour l’instant, tout tourne au ralenti. Mais il espère que les choses vont évoluer d’ici là.

« Auparavant, je pouvais gagner 60 000 FCFA et plus. Maintenant, j’ouvre ma galerie pour ne pas rester à la maison car l’espoir fait vivre. On ne doit pas se décourager mais continuer nos activités», a-t-il lancé comme message d’espoir.

Wenceslas Compaoré, un consultant en management, soufflant avoir perdu de l’argent à cause de ces attaques, a fait comprendre que « cette situation qui s’est produite, beaucoup de gens pensent que c’est ceux qui sont sur l’avenue qui sont victimes ». « Les gens qui sont sur l’avenue  représentent 20% des victimes sur le plan économique contre ceux qui exercent les activités parallèles à plus de 60%. Ce qui vient de se passer nous ramène en arrière de plus de 10 ans », a-t-il estimé.

Le consultant a donné son avis sur les causes de la récurrence des attaques. « L’insécurité  persiste, je suis d’accord. Mais en réalité il faut d’abord soigner la plaie qui se trouve à l’intérieur. J’estime qu’il y a un dysfonctionnement au sein d’un groupe qui fait que la coordination est difficile »,  a-t-il ajouté.

Comme solution pour que les activités reprennent, Wenceslas Compaoré préconise que l’on dote la gendarmerie de matériel adéquat.  « Le commandement ne manque pas  au Burkina Faso, car nous avons des jeunes bien formés », a-t-il terminé.

Jules César KABORE

lesaffairesbf

Pas de commentaire

Repondre a l'Article

*

*

ARTICLE POPULAIR