Prix des produits de grande consommation : Concertation à Ouaga

Le ministère du commerce, les opérateurs économiques et les consommateurs tiennent une rencontre pour trouver un consensus sur les prix des produits de grande consommation au Burkina Faso.  Cette assemblée générale extraordinaire tripartite est la 9 édition du genre.

L’assemblée générale extraordinaire du cadre de concertation tripartite, gouvernement, secteur privé et la société civile s’est tenue ce mardi 14 mars 2017 à Ouagadougou. En rappel, dans le but d’obtenir des prix consensuels qui prennent en compte les intérêts des consommateurs, sans pour autant nuire à ceux des opérateurs économiques, il a été mis en place par décret du 23 juin 2011, un cadre de concertation regroupant le gouvernement, la société civile et les opérateurs économiques.

Ce cadre de concertation a pour mission de proposer les prix pour les produits de grande consommation et faire des recommandations sur l’organisation, la production et la consommation. Une rencontre qui se tient deux fois par an et vise au plafonnement et à la réduction des prix des produits de grande consommation.

Pour le ministre en charge du commerce, Stéphane Sanou, « nous allons nous pencher sur les prix, les poids et la quantité des produits de grande consommation. Nous avons constaté qu’il a eu un peu d’inflation au niveau de certaines denrées ». Il a noté que le cadre concerne tous les acteurs intervenants dans la chaîne, notamment l’administration publique, la douane, les impôts, les industriels, les importateurs, les exportateurs, la ligue des consommateurs et la société civile.

Les produits qui seront examinés avec ce cadre tripartite sont, entre autres, le riz, les céréales locales, les huiles alimentaires, le sucre, le pain, le savon et le ciment. « Ensemble on verra la structure de tous ces prix et comment juguler et faire en sorte que la vie chère ne s’impose pas de façon difficile à la population », a précisé Stéphane Sanou.

Pascal Zaida, porte-parole de la ligue des consommateurs

Le ministre du commerce avait annoncé le retour du pain de 180 grammes à 130 FCFA. Mais il déclare que les boulangers ont quasiment fait supprimer la production du pain de 180 grammes à 130 F CFA en lieu et place du pain de 200 grammes qui coûte 150 F CFA.

« C’est ensemble qu’on va prendre des décisions consensuelles et ça va s’appliquer à tous. En ce moment, nous seront bien fondés pour mener nos contrôles de façon rigoureuse et vigoureuse. Ce qui nous rend assez confortable dans nos contrôles », a-t-il fait comprendre.

Le porte-parole de la ligue des consommateurs, Pascal Zaida, a laissé entendre qu’« au sortir de cette rencontre on aura des prix homologués pour que les consommateurs puissent être informés de ce que le cadre a arrêté comme le prix réel sur les produits de grande consommation ».

Jules César KABORE

lesaffairesbf

 

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