Assurances : L’agrément unique dans la zone CIMA au centre d’une réflexion à Ouaga

Après le Gabon et le Togo, le Burkina Faso abrite le 3e Forum des marchés de la FANAF organisé par l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (APSAB). La cérémonie d’ouverture qui a lieu à Ouagadougou le jeudi 20 octobre 2016 a été placée sous le patronage de Rosine Coulibaly/Sori, ministre de l’Economie, des finances, et du développement.

Prévu se dérouler durant 48 heures, le thème retenu pour ce 3e Forum des marchés de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF) est : « l’agrément Unique ».

Les participants au 3e Forum des marchés de la FANAF - © Burkina 24

Les participants au 3e Forum des marchés de la FANAF 

A l’instar des banques qui ont cet agrément unique, les assureurs vont, durant ces deux jours, mener des réflexions allant dans ce sens vu que la législation unifiée actuelle en assurance ne consacre ni l’agrément unique, ni la libre souscription des contrats d’assurance, ni une totale liberté de placement dans les 14 pays membres de la CIMA (Conférence interafricaine des marchés d’assurance).

L’avantage de cet agrément unique est que, explique Simon Pierre Gouem président de l’APSAB, « lorsque vous avez une société d’assurance dans un pays, vous avez un agrément. Avec cet agrément, vous pouvez aller dans un Etat de la zone CIMA. Ce seul agrément peut être utilisé pour vous positionner dans tout Etat de la CIMA ».

Cette rencontre servira également de cadre pour traiter d’une part de la gouvernance et la responsabilité des mandataires sociaux des entreprises d’assurances et d’autre part, de la méthodologie pratique de travail du secrétariat général FANAF/Fédération nationale.

Selon Simon Pierre Gouem, l’objectif de ce forum est de faire le bilan des activités de l’année 2015, d’analyser les chiffres du marché et de prendre des résolutions « pour faire en sorte que le métier de l’assurance puisse évoluer ».

Ce que les assureurs attendent de l’Etat burkinabè

« Les assureurs attendent toujours de l’Etat, un accompagnement. Un accompagnement en termes de relecture de la fiscalité pour encourager la vente de nos produits d’assurance.

C’est très important parce que le plus souvent, nous sommes des investisseurs institutionnels et cela nous permet, avec tous nos placements, de rentrer dans le circuit économique et permettre la croissance. Nous avons un rôle financier et nous avons un rôle social par la protection du patrimoine et des biens des personnes ».

Simon Pierre Gouem, président de l’APSAB

Présente en sa qualité de marraine, Rosine Coulibaly/Sori, a fondé l’espoir de voir les résultats de ce forum « contribuer de manière substantielle au raffermissement des liens entre les Etats membres de la CIMA ».

Il est à noter que l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (APSAB) compte 16 membres dont 8 sociétés d’assurances non vie, 7 sociétés d’assurance vie et une société de réassurance. En 2015, le chiffre d’affaire total du marché s’est élevé à plus de 57 milliards de F CFA, es sinistres payés à plus de 23 milliards de F CFA et les placements à près de 600 millions de F CFA.

Par ailleurs, le taux d’assurance versé à l’Etat s’est élevé à 1 milliard 150 millions de F CFA et les frais de contrôles versés à 777 millions de F CFA.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

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