Protection des données personnelles : Vers une harmonisation des lois en Afrique

Ouverture du 2e Forum africain sur la protection des données personnelles, ce mardi 20 septembre 2016 à Ouagadougou. Cette rencontre vise à harmoniser la coopération entre autorités africaines ayant en charge la protection de données personnelles. Cette rencontre va durer 48 heures.

Plusieurs acteurs du numérique dont la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), partagent avec les Forces de sécurité ainsi que d’autres franges de la société, une préoccupation commune en faveur de la protection des données personnelles.

Au fait, les crimes commis sur la toile sont considérés comme les mêmes crimes rencontrés dans la vie réelle et qui sont traités avec beaucoup de réussite par les Forces de sécurité d’où leur nécessaire implication à la résolution de crimes importants qui se déportent de plus en plus sur la toile, causant de nombreux torts aux citoyens dont le seul tort aurait été d’ignorer des règles de sécurité informatique.

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Il faudra chercher à mieux comprendre les nouvelles technologies, les nouveaux médias et découvrir leurs impacts.

C’est  sous le thème « défis et perspectives de la protection des données personnelles dans le contexte africain » que se tient le 2e forum africain sur la protection des données personnelles.

15 pays africains réfléchissent pendant deux jours pour l’amélioration des systèmes de protection afin d’encourager les pays qui ne disposent pas encore de législation spécifique ou d’autorités de protection des données personnelles.

Selon le ministre du développement de l’économie numérique et des postes, Aminata Sana,  représentant le Premier ministre Paul Kaba Thiéba à la cérémonie d’ouverture ce mardi, « le Burkina est le premier pays africain à avoir adopté une loi sur la protection des données personnelles ».

« Le Burkina subit ces derniers temps plusieurs attaques. C’est l’occasion que les différents pays discutent autour de ce sujet sur comment faire pour éradiquer l’insécurité des pays africains. Internet est bien mais il y a des enjeux derrière. C’est une occasion pour sensibiliser la population sur ce fléau. Nous attendons à la sortie de cette rencontre plusieurs recommandations fortes que le ministère en charge de l’économie numérique pourra utiliser pour résoudre les différents problèmes du pays », a-t-elle ajouté.

Ainsi, la Commission de l’informatique et des libertés cherche à formaliser et harmoniser les lois dans le domaine de la protection des données personnelles.

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« Pendant ces deux jours de réflexions, nous avons prévu des échanges et plusieurs communications sur les thèmes, dans le domaine de la protection des données personnelles comme le terrorisme face aux enjeux du numérique, les données personnelles, ainsi que la jeunesse qui utilisent ces données.

Par ailleurs, les mesures de sécurité à prendre lors de l’exploitation des données des individus. Dans le programme, nous envisageons formaliser la coopération entre autorités africaines de protection de données personnelles. Une quinzaine de pays sont là pour adopter des statuts pour pouvoir travailler ensemble afin de régler les problèmes transfrontaliers en matière de protection et de sécurisation de données des individus », déclare Marguerite Bonané, présidente de la Commission de l’informatique et des libertés.

Selon Atte Boeyi, participant du Niger, «au Niger, nous sommes à  pied d’œuvre pour l’adoption des textes, notamment la loi sur la protection des caractères personnels. Nous allons profiter de ce forum pour affiner notre projet de loi qui sera adoptée d’ici la fin de l’année 2016 ».

Les objectifs de ce forum c’est d’avoir la même compréhension des enjeux liés à la protection des données personnelles à l’ère du développement des TIC, de partager les expériences respectives dans la promotion et la protection des données personnelles entre Etats africains. Enfin, de susciter des réflexions pour une amélioration des systèmes de protection et encourager les pays qui ne disposent pas encore de législation spécifique et/ou d’autorité de protection fonctionnelle à prendre le pas  sur les devanciers.

Ce forum va permettre l’adoption des statuts du réseau africain des autorités de protection de données personnelles afin d’amorcer le processus de collaboration qui permettra de mener la lutte pour défendre des intérêts des citoyens africains.

Selon plusieurs études, la cybercriminalité coûte chaque année à l’économie mondiale plus de 500 milliards de dollars.

C’est Dakar, Sénégal qui a abrité le 1er forum africain sur la protection des données personnelles en 2015.

Jules César KABORE

lesaffairesbf

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