Burkina: La taxe sur les propriétés bâties et non-bâties rapportera plus d’un milliard de F CFA par an

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, était face aux journalistes, ce jeudi 4 août 2016 à Ouagadougou.  Au cœur des échanges, le Plan national de développement économique et social (PNDES) et la 2e loi de finances rectificative de la loi de finances pour l’exécution du Budget de l’Etat-Gestion 2016.

La rencontre avec la presse a permis à Paul Kaba Thiéba de revenir sur le nouveau référentiel de politique économique, le PNDES 2016-2020, adopté récemment par le gouvernement ainsi que trois importants projets de lois adoptés par l’Assemblée nationale dont le Document de programmation pluriannuelle 2017-2019, la 2e loi de finances rectificative de la loi de finances pour l’exécution du Budget de l’Etat-Gestion 2016 et la loi sur l’allègement des procédures de passation des marchés publics. Tous ces textes, selon lui, ont pour objet d’impulser une nouvelle dynamique à l’économie nationale conformément au programme du gouvernement.

« Le PNDES est fondé sur le modèle de transformation structurelle de l’économie burkinabè », explique-t-il. A l’écouter, cette transformation structurelle passe par trois conditions qui constituent les trois axes stratégiques du PNDES : Réformer les institutions et moderniser les institutions, Développer le capital humain et Dynamiser les secteurs porteurs en vue de créer des emplois décents.

Pour ce qui est du coût global de financement du PNDES, le Premier ministre indique qu’il s’élève à plus de 15.395 milliards de FCFA, soit un coût annuel moyen de 3.079,1 milliards de FCFA. En termes de modalités de financement, il a noté que le gouvernement donne la primauté aux ressources propres (63,8% soit 9.825,2 milliards de FCFA). Le besoin de financement est donc de 5.570,2 milliards de FCFA, soit 36% du coût total du PNDES.

Paul Kaba Thiéba a par ailleurs annoncé l’organisation d’une table ronde des partenaires techniques et financiers avant fin 2016 à Paris (en France) « en vue de mobiliser les capitaux aux conditions les plus favorables et des financements innovants notamment sous forme de PPP ».

Concernant la 2e loi de finances rectificative, le gouvernement a pris des mesures portant notamment sur l’institution d’une retenue à la source sur les gains des paris et autres jeux de hasard (cartes à gratter, machines à sous, etc.) pour lesquels la retenue ne s’appliquera que lorsque le gain sera supérieur ou égal à 100.000 FCFA.

Il y a aussi l’institution d’une taxe à l’importation sur les véhicules de tourisme dont la puissance est égale ou supérieure à 13 chevaux. Le PM précise que la taxe s’appliquera à l’importation des véhicules conçus pour transporter des personnes, à l’exclusion des véhicules destinés au transport public de voyageurs. Ces deux mesures pourraient rapporter plus de 2 milliards par an au Budget de l’Etat.

Il y a également l’institution d’une contribution foncière sur les propriétés bâties et non-bâties (habitations secondaires) qui pourraient rapporter plus d’un milliard par an et l’augmentation du taux de la taxe sur les boissons qui consiste en un relèvement de 5 points (25% à 30%) du taux de la taxe sur les boissons applicable à la bière. Cette dernière mesure, selon le Premier ministre, est conforme aux directives de l’UEMOA et de la CEDEAO et devrait permettre d’engranger 3 milliards de FCFA par an.

Noufou KINDO

Burkina 24

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