Croissance Afrique subsaharienne: le FMI réduit de moitié sa prévision pour 2016

Le Fonds monétaire international a réduit de façon drastique sa prévision de croissance en Afrique subsaharienne, publiée le mardi 19 juillet 2016. Ainsi , dans une nouvelle mise à jour de son rapport « Perspectives de l’économie mondiale », l’institution dirigée par la Française Christine Lagarde a ramené ses estimations à +1,6 % contre un taux de +3 % mis en avant en avril.

Publié en janvier 2016 dernier, la première édition du rapport « Perspectives de l’économie mondiale » pour l’année 2016, prévoyait une croissance de +4 %. En avril dernier, elle la réduisait à 3% avant finalement de tabler sur +1,6% en 2016, là où la Banque mondiale prévoit une croissance de +2,5 %. Réduisant ainsi de moitié sa prévision de croissance économique en Afrique subsaharienne cette année.

Il va sans dire qu’avec ces nouveaux chiffres rendus publics ce mardi 19 juillet par le FMI, l’année 2016 sera, de loin, la plus mauvaise pour la région depuis plus d’une décennie.

Pour le FMI, les raisons à cette révision à la baisse se trouvent dans « la conjoncture économique délicate que connaissent les plus grands pays [de la région], qui s’adaptent à la diminution des recettes tirées des produits de base ».

Il s’agit notamment du Nigéria où le FMI « prévoit désormais une récession, avec un recul de -1,8 % de l’activité économique, contre un taux de croissance supérieur à +2 % évoqué il y a à peine trois mois », explique Jeune Afrique. En effet, selon le FMI, le Nigéria qui est la plus grande économie du continent est confronté « aux pénuries de devises provoquées par la baisse des recettes pétrolières, à la faible production d’énergie électrique et à une perte de confiance des investisseurs ».

Pour ce qui est de l’Afrique du Sud, le PIB devrait rester inchangé en 2016 soit +0,1 % contre +0,6 % évoqué en avril, estiment les économistes du FMI. Les perspectives sont moins alarmantes dans la région

La seule note positive provient des pays de l’Afrique du Nord et Moyen-Orient, où le FMI prévoit une croissance de +3,4 % en 2016 soit en hausse par rapport au taux d’environ 3 % estimé en avril 2016, avec notamment le « modeste rebond qu’ont récemment connu les cours pétroliers ».

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

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