EPE : L’ONI enregistre le taux d’exécution des recettes le plus élevé

La 17eme Assemblée générale des Établissements Publics de l’Etat (EPE) a ouvert ses portes ce 14 juillet 2016 sous la présidence du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Les performances des EPE sont évaluées afin de dégager des orientations pour leur amélioration.

Ce sont les rapports d’activités et les états financiers de l’exercice 2015 de quatre vingt quatre (84) EPE, dont dix (10) Fonds Nationaux, qui seront passés au crible lors de cette session ordinaire.

La réunion procèdera également à l’audition de rapports d’explication fournis par six EPE. Il s’agit de l’Office National de Sécurisation des Sites Miniers (ONASSIM), l’Ecole Nationale de la Garde de Sécurité Pénitentiaire (ENGSP), le Fonds d’Appui aux Initiatives des Jeunes (FAIJ), le Fonds d’Appui au Secteur Informel (FASI), le Fonds Permanent de Développement des Collectivités Territoriales (FPDCT) et le Fonds National pour l’Education et la Recherche (FONER).

Il faut noter que quelques résultats ont été rendus publics.   « Au 31 décembre 2015, les recettes propres mobilisées par les EPE, ont atteint la somme de 32,123 milliards de FCFA, soit 18,8% des recettes totales, a indiqué le Premier ministre dans son discours. Quant aux Fonds Nationaux qui participent pour la première fois à l’AG-EPE, ils ont dégagé des recettes propres de plus de 18 milliards de FCFA, soit près de 50,8% de leurs recettes totales qui atteignent les 35,754 milliards de FCFA ».

Les performances de l’ONI. Il faut noter, au titre des points positifs, un taux de réalisation des recettes marqué au vert pour l’ensemble des EPE.  « D’un point de vue général, les niveaux de réalisation des prévisions des recettes et des dépenses sont assez satisfaisants dans tous les secteurs pour l’exercice 2015.

En effet, sur les soixante-quatorze (74) EPE considérés, quarante-sept (47) ont enregistré des taux de réalisation des recettes supérieurs à 80% contre trente-neuf (39) en 2014 et quarante-neuf (49) en 2013« , lit-on dans le rapport dressé par le secrétariat général du ministère des finances.

Le bon élève à ce niveau est l’Office national d’identification (ONI). Selon le rapport mentionné plus haut, cet EPE, qui relève du ministère de l’administration territoriale et dirigé par Parbiyalé Arsène Yoda,  a réalisé le  taux d’exécution des recettes le plus élevé, en l’occurrence 115,07% (on apprend que 91% des arriérés, notamment des dettes fournisseurs et pendant depuis 2009, ont été apurés). L’Institut Géographique du Burkina a enregistré le taux le plus faible (26,21%).


Rapport du ministère des finances sur la gestion des EPE

Burkina24


Mais  comme l’a noté le Premier ministre Paul Kaba Thiéba dans son discours d’ouverture, des défis demeurent.  Il s’agit notamment de la forte dépendance des EPE à la subvention étatique. Celle a en effet connu une progression de 48,84% en 2015 : 101,866 milliards de FCFA contre 68,631 milliards de FCFA en 2014.

« Le taux d’autofinancement demeure faible, ressortant à 25,9% en 2014 et à 26,6% en 2015, quasiment inchangé d’un exercice à l’autre« , a noté pour sa part, Paul Kaba Thiéba. « Sur la base de ce diagnostic, poursuit-il, des efforts doivent être poursuivis par les EPE en vue de réduire progressivement leur dépendance vis-à-vis de la subvention de l’Etat ».

Le Premier ministre a aussi insisté sur « la qualité du service » à laquelle ont droit  les Burkinabè. « A cet égard, nous devrons redoubler d’efforts pour moderniser nos procédures et nos méthodes de travail« , a-t-il souhaité.

Les Affairebf

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