Burkina : Les projets de développement soutenus à 650 millions de F CFA par la France

Le ministre de l’économie, des finances et du développement, l’ambassade de France au Burkina Faso et l’Agence française de développement (AFD) ont procédé ce 5 juillet 2016 à la signature de la convention de financement pour la mise en place d’un 4e Fonds d’études et de renforcement des capacités (FERC). Ce fonds a pour objectif d’améliorer l’élaboration des projets et programmes de développement.

Ce 4e FERC va consister  à mettre à la disposition du Burkina Faso la somme de 650 millions de F CFA, financé par la France, à travers l’Agence française de développement (AFD). Il est destiné à aider à la préparation des projets  et programmes que le Burkina soumet pour financement à la France.

Déjà, les trois FERC passés ont fait leur preuve de 2007 à 2012. Ils ont en effet permis le financement d’études de faisabilité de projets, qui sont aujourd’hui d’un intérêt certain, selon l’ambassadeur de France Gilles Thibault. « La France finance par ce biais, à travers l’AFD, des études de faisabilité de projets qui se sont avérés extrêmement importants pour l’avenir du pays », a-t-il précisé.

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Pour preuve, il cite le projet conduit avec la SONABEL, «  consistant à raccorder au réseau électrique principal des centres secondaires qui, jusqu’alors disposaient d’énergie électrique au moyen de centrales thermiques polluantes et coûteuses ». Ce qui a permis l’électrification de certaines localités situées sur le tracé des raccordements. Il y a en outre « l’étude sur la filière solaire au Burkina, à l’origine du projet de la première centrale photovoltaïque du pays, dont le Premier ministre a posé le 1er panneau le 16 juin dernier ».

Ce nouveau FERC sera orienté vers le financement du reliquat de l’étude de faisabilité du projet de développement de l’agriculture contractuelle, et de l’étude de faisabilité de la route circulaire Nord de Ouagadougou, selon le ministre de l’économie, des finances et du développement, Rosine Coulibaly/Sory.

Pour elle, ce financement de la France « vient à point nommé ». Le gouvernement est sûr le point de finaliser son Plan national de développement économique et social (PNDES), et par conséquent, « il est important que les projets et programmes qui vont concourir à sa mise en œuvre soient de bonne qualité ».

De même, le FERC vient à point, parce que le gouvernement avait déjà exprimé l’idée de financer certains projets. « Le gouvernement lui-même avait de façon anticipative sécurisé deux milliards de F CFA dans le budget 2016 pour avoir une base de données des projets bancables qu’on pourrait financer et présenter aux partenaires. Donc les 650 millions vont compléter les deux milliards que le gouvernement a déjà sécurisés », a-t-elle souligné.

Le ministre de l’économie, des finances et du développement, a enfin exprimé la gratitude du gouvernement burkinabè pour cet appui qui témoigne de « l’excellence » des relations entre le Burkina Faso et la France.

Issouf NASSA

Burkina 24

lesaffairesbf.com

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