NASAN : réformer pour prendre en compte les droits sociaux des communautés

La Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition en Afrique (NASAN) est une initiative du G8 lancée en 2012 et qui vise à développer le soutien financier des pays donateurs et aider les grandes entreprises à investir dans l’agriculture africaine.

Aujourd’hui, des inquiétudes sur une initiative multinationale pour relancer l’agriculture africaine, déjà vécues dans certaines contrées africaines, ont été exprimées au Parlement européen (PE), et il s’avère nécessaire de procéder à sa réforme.

En effet, cette alliance doit inclure des mesures de protection de l’environnement et des garanties contre l’accaparement des terres des communautés africaines. C’est qu’ont soutenu les eurodéputés réunis à Strasbourg.

En faveur d’une résolution non-législative par 577 voix, contre 24, avec 69 abstentions, le PE a souligné que certaines caractéristiques de la NASAN pourraient constituer une menace pour l’environnement et les droits des agriculteurs africains.

En retour, il est attendu des dix Etats africains participants – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Malawi, Mozambique, Nigeria, Sénégal et Tanzanie – de modifier leur législation sur les terres, les semences et les investissements étrangers.

La réforme devrait amener cette initiative du G8 soutenue par l’Union européenne (UE) à respecter et protéger certains droits sociaux des populations et communautés dont les ressources proviennent principalement de la terre.

Stéphane Bourgou

Burkina24

Source : bruxelles.cta.int

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