Fely’S : « Mon handicap ne dérange pas mes fans »

Félicité Somda  dit Fély’S, artiste  musicienne et couturière, se fraie son chemin dans le monde du show biz burkinabè. Avec un album de 8 titres mis sur le marché du disque burkinabè il y a 7 mois, Fely’S avoue qu’elle ne chôme pas. La preuve, elle vient de sortir un single « Chagrin d’amour ». Elle est  assez sollicitée pour des prestations mais a du temps à consacrer à la couture, son premier métier. Fely’S est assez sentimentale. C’est elle-même qui le dit. D’où cette forte coloration afro zouk dans ses titres. Elle a bien voulu en dire plus sur elle dans cette interview accordée à Burkina 24.

Burkina 24 (B24) : Comment êtes-vous arrivée  à la musique ?

Fely’S : Depuis toute petite, j’aimais beaucoup la musique et je prenais des cours avec mon tuteur à Bobo qui a une école de musique. Je prenais des cours de techniques vocales et j’apprenais à jouer à la guitare et au piano. Mais j’ai abandonné tout cela en cours de chemin et mais je m’étais plus engagée dans un groupe musical d’église. C’est après cela que j’ai tenté ma chance à Faso Accademy en 2012. Je me suis vraiment lancée dans une carrière musicale après Faso Accademy.

B24 : Comment appréciez-vous Faso Accademy aujourd’hui ?

Fely’S : Faso Acccademy est une école où on apprend. C’est vrai qu’on n’a pas atteint le niveau des autres émissions des pays de la sous-région,  mais on apprend quand même. Ce qui ouvre beaucoup de portes aux artistes en herbe.

B24 : Qu’est-ce que cela vous a apporté à vous ?

Fely’S : Ça m’a apporté beaucoup de choses parce que lors des manches éliminatoires, avec les conseils des jurys, on apprend beaucoup de choses. Avant d’arriver là, moi j’avais ma petite idée de la musique mais ça m’a servi aussi.

Surtout lors de mon passage à Faso Accademy, les gens m’ont porté beaucoup d’amour et c’est cela qui m’a vraiment poussée à m’engager dans la musique. Aujourd’hui, je n’ai pas honte de mon handicap, je me dis que tout ce que Dieu fait est bon.

 Il y a des gens qui ont leurs  pieds mais n’ont pas les dons et le talent que j’ai. Quand je suis sur scène, du fait des encouragements, je vois que cela ne gêne pas les fans. Je n’ai pas de problème avec ça et je peux même dire que je me plais dans ça, de ce que Dieu m’a faite.

B24 : Vous parlez beaucoup d’amour. Près de 5 titres sur 8 de votre dernier parlent d’amour. Pourquoi ?

Fely’S : Parce Fely’S est sentimentale. En plus je m’inspire de ce qui se passe dans mon entourage, des faits vécus. Je suis beaucoup sentimentale. Même mon single « chagrin d’amour » parle d’amour encore. On ne peut aimer sans un chagrin. Tous ceux qui ont connu l’amour se retrouveront dans mon single « chagrin d’amour ».

B24 :  Fély’S a connu un chagrin d’amour ?

Fely’S : Oui (rires) et je sais que vous aussi avez vécu ça un jour (rires). On ne peut pas aimer sans être blessé.

B24 : Est-ce de votre chagrin que vous parlez dans un de vos titres ?

Fely’S : « An tou be demin ». J’ai entendu les gens dire dans mon entourage que je racontais ma propre histoire dans ce titre avec Sofiano. Non, «An tou be demin », parle d’une fille qui se débrouillait avec son copain et  qui après sa réussite, a préféré une autre que la fille du quartier. Je me suis inspirée d’une histoire simplement.

B24 :  Fely’S a-t-elle un amoureux surtout qu’elle parle beaucoup d’amour ?

Fely’S : Oui, Fely’S a un amoureux. Il m’apprécie bien. Je peux dire que c’est aussi grâce à ses encouragements que je suis là aujourd’hui.

B24 : Comment se porte le dernier album sur le marché ?

Fely’S : Par la grâce de Dieu ça va. Je donne des spectacles,  surtout à Bobo d’où je suis native. Je ne chôme pas.

B24 : La musique a donc pris le pas sur la couture ?

Fely’S : Non, pas du tout. La couture est une partie de moi. Les parents ont tout fait pour que je puisse l’apprendre. Je ne peux pas laisser la couture. J’essaie de trouver le temps pour ça aussi. Je fais les deux.

B24 : Un dernier mot

Fely’S : Je dis merci à la population burkinabè qui a accepté de m’accueillir. Si je me suis lancée dans la musique, c’est grâce à eux. Je leur demande de continuer à aimer la musique burkinabè pour qu’on puisse aller de l’avant. J’aimerai aussi dire aux gens que nous sommes pareils. C’est vrai que nous personnes handicapées avons un manque mais nous sommes pareils.

Moi quand je sors avec des amis, je marche, j’oublie que j’ai un handicap, sauf quand il m’arrive de vouloir soulever quelque chose de plus lourd que moi. C’est là que je sens que j’ai un handicap. Sinon, je ne me sens pas différente des autres.

Entretien réalisé par Revelyn SOME

Burkina24

Un commentaire

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  • kabila de gounghin
    29 juin 2016 at 12 h 59 min - Reply

    Courage petite soeur

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