Banque mondiale : Des « filets sociaux » pour tirer les ménages vulnérables de la misère

Dans l’objectif de mieux outiller les journalistes sur la question des filets sociaux, la Banque mondiale a organisé un atelier les 9 et 10 mai 2016 dans la ville de Sya. L’institution financière a voulu par cet atelier de renforcement des capacités, fournir aux hommes de médias de meilleurs instruments d’analyse et de vulgarisation du projet filets sociaux, qui vise à terme l’éradication de la misère.

Par filets sociaux, il faut entendre «des mesures ou initiatives prises par les structures privées ou publiques pour réduire l’exposition aux  risques des populations et améliorer leur capacité à se protéger contre les conséquences néfastes de la perte de revenus qui menacerait leur bien-être présent et futur», selon la définition donnée par la coordonnatrice du projet, Cyrille Ganou.

Lancé officiellement en septembre 2014, le projet pilote filets sociaux «Burkin-Naong-Sa ya» (fin de la misère au Burkina)  a pour objectif de lutter contre la pauvreté des ménages vulnérables. Pour sa mise en œuvre, le gouvernement burkinabè a obtenu auprès de la Banque mondiale, à travers l’Association pour le développement international (IDA), un crédit de 25 milliards de F CFA.

Cyrille Ganou, coordonatrice du projet filet sociaux

Cyrille Ganou, coordonnatrice du projet filet sociaux

Le projet se décline en trois composantes. En premier lieu il y a le transfert monétaires et des programmes de sensibilisation, ensuite l’établissement des fondements d’un système national de base et enfin la gestion du projet.

Dans sa phase pilote, trois régions sont retenues : le Nord, l’Est et le Centre-Est, considérées comme celles qui enregistrent «les taux les plus élevés de pauvreté chronique et de malnutrition sévère», indique la coordinatrice.

Ce sont au total 40 000 ménages, soit 316 000 personnes qui devront bénéficier chaque mois d’un cash transfert de 10 000F CFA, avec un paiement trimestriel de 30 000 à 40 000 F CFA, selon le nombre d’enfants de moins de 15 ans.

Un tel financement innovant pourrait contribuer à réduire considérablement le taux de pauvreté, car agissant aussi comme moyen de prévention. En effet, il permet de «s’assurer que les pauvres sont pris en compte dans les programmes sociaux et surtout s’assurer que ceux qui sont juste au seuil de pauvreté ne retombent pas dans une pauvreté absolue», a précisé Cheick Kanté, le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.

Cheick Kanté, le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso

Cheick Kanté, le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso

Le projet vise par ailleurs à améliorer les pratiques nutritionnelles des ménages, encourager les femmes bénéficiaires à pratiquer un allaitement maternel exclusif et à opter pour l’espacement des naissances.

Outre la présentation livrée par la coordonnatrice du projet, d’autres communications ont été données par Cheick Kanté, Gilberte Kèdoté, spécialiste de la protection sociale à la Banque mondiale, Moussa Zorom du Conseil national de la protection sociale.

Issouf NASSA

Burkina24

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