Economie : Le Burkina ambitionne atteindre 6 à 7% de taux de croissance

Le gouvernement a annoncé, ce mardi 10 mai 2016, un bilan satisfaisant de la gestion financière, au cours du premier trimestre de pouvoir du président Roch Kaboré et ce, en dépit des dures épreuves éprouvées par le pays en l’occurrence le coup d’Etat de septembre 2015 et les attaques terroristes de janvier 2016.  

« Malgré les multiples chocs subis par le pays, le Burkina a fait preuve de résilience », a déclaré, ce mardi, la ministre de l’économie, des finances et du développement (MINEFID), Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori, au cours d’un petit déjeuner de presse.

Selon elle, au 31 mars 2016, « les régies ont pu mobiliser, en matière de recouvrement de recettes propres, 272,07 milliards de FCFA sur une prévision de 247,83 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 109,78% par rapport à la prévision de la période ».

A la même date, poursuit-elle, « la situation des encaissements et des décaissements de trésorerie se chiffraient respectivement à 389,15 milliards de FCFA et à 432,64 milliards de FCFA ».

Suivant ces indicateurs, rendus possibles grâce au Plan national de développement économique et social (PNDES), qui est devenu le nouveau référentiel national de développement, le taux de croissance attendu en 2016 est de 5,2% contre 4,0% en 2015, selon la ministre en charge des finances.

D’ores et déjà, durant les 100 premiers jours du président Roch Kaboré, des actions d’envergure ont été posées par le MINEFID dans le domaine de la gouvernance économique et financière,  a relevé Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori.

En matière de programmation et gestion budgétaire, l’adoption du projet de loi rectificative consacre la prise en compte des factures impayées du Programme socio-économique d’urgence de la transition (PSUT), le soutien financier à hauteur de 20 milliards de F CFA à la filière coton et la mise en place d’un fonds de lutte contre le terrorisme.

En matière de rationalisation de la dépense publique, il a été décidé de rationaliser les charges de fonctionnement de l’Etat afin de dégager des économies et faire face à certaines dépenses prioritaires.

En matière de contrôle et d’audit des finances publiques, les audits de la gestion de la transition ont été lancés ainsi que la mise en place d’un comité interministériel chargé d’examiner les conditions d’attribution, d’octobre à décembre 2015, de  18 marchés estimés à 70 milliards de FCFA et la lutte contre le blanchiment des capitaux.

En matière d’aménagement du territoire, il a été, entre autres, procédé à la signature des arrêtés de transfert des ressources liées aux compétences transférées aux collectivités territoriales.

Pour le 2ème trimestre de l’année en cours, les priorités du MINEFID sont également de plusieurs ordres, a annoncé Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori. Il s’agit de la finalisation du PNDES, du recouvrement des créances et de la lutte contre l’incivisme fiscal.

A ce propos, le ministre en charge des finances a exhorté « les populations à payer régulièrement leurs taxes » afin de permettre au gouvernement d’honorer pleinement ses engagements.

Pour le reste, la ministre de l’économie est optimiste. «Le taux de croissance attendu en 2016 est de 5,2%, en 2015 il était de 4,2%, dit-elle. Ce n’est pas suffisant,  mais pour les chocs que nous avons subis, nous considérons que ce sont des performances économiques bonnes. Cela veut dire que l’économie du Burkina Faso a des ressorts et si la situation redevient normale, nous pourrons renouer avec la croissance de 6 à 7 %»..

Mamady Zango

Burkina24

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