La SN-SOSUCO veut miser sur le marketing et la communication pour dissiper la mévente

Trente-trois mille (33000) tonnes de sucre stocké, production dopée par une reprise presqu’optimale du travail après la crise qui a secoué il y a quelques mois la Nouvelle société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO), c’est le constat que nous avons fait lors d’une visite de l’usine le 22 avril 2016.

«La crise est finie, la preuve la production a repris», a dit Lacina Coulibaly qui assure l’intérim du directeur général. Oui, on a aussi pu le constater ; les machines tournent, la canne est en croissance dans les champs.

Selon le responsable des achats, Lacina Coulibaly, la communication va permettre à la SN-SOSUCO de se rapprocher davantage de sa clientèle

Selon le responsable des achats, Lacina Coulibaly, la communication va permettre à la SN-SOSUCO de se rapprocher davantage de sa clientèle

La SN-SOSUCO a un patrimoine de champ de cannes à sucre sur 10 000 hectares irrigués par aspersion gravitaire, ce qui permet à l’usine de disposer d’assez de matière première pour une production optimale du sucre de cannes.

Trente trois mille (33 000) tonnes de cannes en sont produites chaque année et envoyé à l’usine pour être transformées suivant un processus bien tracé afin d’extraire le produit fini qui est le sucre. Conséquence, les sacs de sucre s’amoncellent chaque jour dans la cour de l’usine en attendant les éventuels acheteurs, de plus en plus rares.

En vue donc de pallier cette situation de mévente de son sucre, la SN-SOSUCO a entrepris des négociations avec les commerçants, a précisé Lacina Coulibaly, responsable des achats, qui espère qu’elles vont aboutir.

33000 tonnes de sucre sont stockées au sein de l'usine en attente de preneurs.

33000 tonnes de sucre est stocké au sein de l’usine en attente de preneurs.

Du reste, la société met en place des boutiques témoins dans certaines villes du Burkina pour se rapprocher davantage de la clientèle. Et très récemment, il été créé au sein de la SN, un service chargé du marketing et de la communication dans une approche globale de promotion de ses produits.

En renforçant le volet marketing et surtout celui de la communication, la société espère bien se faire connaître, convaincre les plus sceptiques et conquérir le marché intérieur, jusque-là inondé par le sucre importé qui est d’ailleurs à la base de la mévente du sucre SN, selon Lacina Coulibaly.

Mais, en plus de ces actions dans lesquelles s’est inscrite la société, ses responsables pense que l’Eta doit revoir sa politique en matière de gestion des importations de biens de consommation et surtout le sucre.

Boureima LANKOANDE

Burkina24

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