Services financiers via le mobile : plus de 800 milliards de FCFA de transactions au Burkina

Dans un rapport sur la situation des services financiers via la téléphonie mobile dans l’UEMOA publié le 10 mars, la BCEAO a annoncé qu’en termes d’activités sur les 9 premiers mois de l’année 2015, les usagers de l’Union ont réalisé 346,9 millions d’opérations d’une valeur de 5.121 milliards de FCFA, en hausse respective de 33% et 36% comparativement à fin décembre 2014.

Sur les neuf mois, la valeur moyenne journalière des opérations s’est élevée à 18,96 milliards FCFA à fin septembre 2015 contre 10,3 milliards FCFA en 2014 et 4,4 milliards FCFA en 2013. Par jour, 1 260 575 opérations ont été traitées en moyenne à fin septembre 2015 par l’ensemble des plate- formes de paiement mobile existantes dans l’Union, contre 710 242 à fin décembre 2014.

De janvier à septembre 2015, le nombre de points de services a progressé de 41% pour se situer à 132 658, contre 93 621 en décembre 2014. Toutefois, ces tendances masquent des disparités de situation d’un pays à l’autre.

En effet, à fin septembre 2015, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina concentrent 84,56% du volume des opérations et 90,54% de la valeur totale des transactions dans l’Union. En 2014, ces pays représentaient 86% du volume des opérations et 91,3% de la valeur totale des transactions dans l’Union. Le Sénégal et le Niger ont enregistré des évolutions similaires à fin septembre 2015 avec des volumes respectifs de 18 et 19 millions de transactions évaluées à 152 milliards FCFA et 149 milliards FCFA.

En 2014, ces deux pays présentaient des volumes respectifs de 18,8 et 14,6 millions de transactions évaluées à 192 milliards FCFA et 108 milliards FCFA.

Au Sénégal, la faiblesse de l’activité pourrait s’expliquer par la concurrence exercée par les systèmes de transfert rapide d’argent tels que WARI et JONI JONI. L’analyse de la situation dans l’Union montre que, dans les pays qui ont connu des problèmes sécuritaires liés à des crises sociopolitiques tels que la Côte d’Ivoire et le Mali, les transferts d’argent via la téléphonie mobile se développent comme une alternative aux envois de fonds en espèces par porteurs.

Source: me.bf

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