Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso: Le Conseil des commerçants fustige l’ingérence des OSC

Le Conseil représentatif des organisations et associations des commerçants du secteur formel et informel (CROACSFI) a déclaré ce 3 mars 2016 son adhésion aux amendements des textes de la Chambre de commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF). Il invite tous les acteurs du monde des affaires à rester unis malgré les divergences de points de vue.

Le CROACSFI a tenu à préciser qu’avant leur adoption, les textes ont été au préalable transmis aux différentes organisations de commerce pour appréciation. C’est à l’issue de cette concertation que, sous l’égide du ministère du commerce et de la délégation spéciale de la CCI-BF, un document final a été produit.

Qu’à cela ne tienne ! Des voix se sont élevées pour décrier les textes et demander leur modification. Face à ces dissensions qui pourraient se révéler néfastes pour le monde du commerce, le président du CROACSFI, Alassane Ouédraogo appelle les acteurs à l’unité.

Selon lui les textes définitifs ne pouvaient pas prendre en compte toutes les propositions individuelles. Par conséquent, que le texte adopté en définitif ne soit pas source de division, tel est le souhait du président : « Il faut que les commerçants restent unis parce que eux aussi ils contribuent à faire vivre le pays »

En outre, la neutralité que doit refléter la Chambre de commerce et d’industrie a été évoquée. Le Secrétaire générale du CROACSFI Boureima Kaboré a fustigé certains acteurs de la société civile et du milieu politique qui s’ingèrent dans une affaire qui ne les concerne ni de près ni de loin : les questions de commerce doivent être traitées par les commerçants. « Nous voudrions attirer l’attention des commerçants, de tous les acteurs du monde des affaires ainsi que les structures organisées, que la Chambre de commerce et d’industrie reste leur affaire et non celle de toute organisation de la société civile ou de la politique », a-t-il laissé entendre.

Enfin, le Conseil a demandé qu’un audit soit fait, qui permettra de connaître les propriétés et les activités réelles de la CCI-BF. Le président propose qu’il soit mené conjointement par la délégation spéciale et les nouveaux élus, mais avant leur installation : « Nous voulons que les nouveaux élus et la délégation spéciale se réunissent et le fasse ».

Issouf NASSA

Burkina 24

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