Côte d’Ivoire : les banquiers dénoncent la mise sous administration provisoire des banques publiques

L’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI) avec son président Souleymane Diarrassouba a demandé au gouvernement ivoirien d’accélérer le processus de liquidation des banques concernées. Cette requête a été faite  lors de la cérémonie marquant la rentrée officielle de l’APBEF-CI, le vendredi 19 février dernier à Abidjan-Plateau.

« …On commence à avoir de trop de banques sous administration provisoire. Je pense que sur ces points, les autorités doivent prendre des mesures en ce qui concerne les banques publiques afin de trouver rapidement des solutions, surtout pour ce qui concerne la BFA parce que le processus n’est pas encore finalisé », a indiqué Souleymane Diarrassouba.

Depuis 2014, certaines banques publiques ivoiriennes attendent la finalisation de leur mise sous administration provisoire. Il s’agit notamment de la CNCE (Caisse nationale des caisses d’épargne et de prévoyance), la Banque pour le financement de l’agriculture, BFA et la banque COFIPA, Cofipa Investment Bank Côte d’Ivoire.

Sur la question de la privatisation de certaines banques publiques, le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI) a expliqué que
 » Sur la base de certains constats qui sont faits, l’Etat décide de céder ses actifs à des privés. Donc céder des actifs à des privés n’est pas forcément une mauvaise chose », a-t-il exprimé avant d’ajouter « C’est une manière pour l’Etat de rester dans son rôle de régulateur et de permettra au secteur privé de jouer pleinement son rôle ».

Pour Souleymane Diarrassouba, il n’ya pas à s’alarmer d’autant plus que ces banques qui sont privatisées peuvent être reprises par des acteurs locaux, nationaux ou extérieurs. « En somme privatiser n’est pas en soi une mauvaise chose. Le plus important c’est que la banque puisse préserver les dépôts des clients, il faut que la banque puisse continuer à préserver sa capacité de transformation, il faudrait également que les emplois puissent être préservés », a-t-il tranché.

« Ce que nous sollicitons, c’est d’avoir une visibilité sur le processus de privatisation pour qu’on sache les différentes implications.  » a-t-il conclu.
Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Source : APA

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