Le réseau Airtel face à des Associations de consommateurs

Après la rencontre d’explication avec les médias initiée par l’opérateur de téléphonie Airtel, ce 18 décembre 2015, c’était au tour de la ligue des consommateurs, de l’Association burkinabè des consommateurs des services de communication électronique(ABCE), du Collectif pour un peuple uni et le Mouvement plus rien ne sera comme avant d’être reçus par les responsables de Airtel Burkina. Au cœur des débats, encore et toujours les plaintes des consommateurs.

Après deux heures de concertation à huis-clos, Daouda Sanou,  directeur de la régulation et des affaires juridiques de Airtel donnera la teneur des discussions qui ont mis face à face les associations de consommateurs et Airtel.

Ce qui était prévu pour être une séance d’explication technique du fonctionnement des forfaits internet, de la facturation, de l’internet direct, a tourné à la revendication de la part des associations, venues plaider pour la cause des consommateurs.

Des solutions, Airtel en a présentées le 16 décembre dernier : sensibilisation sur les applications, internet direct optionnel, canaux alternatifs de traitement des doléances… Mais de l’avis de Barro Seydou, président de l’Association burkinabè des consommateurs des services de communication électronique, un goût d’inachevé demeure: « Nous en tant que consommateurs, nous estimons que les vraies préoccupations  des consommateurs n’ont jusque- là pas été prises en compte ».

Par vraie préoccupation, il entend les tarifs internet entre autres. Point du débat sur lequel Airtel ne semble pas inflexible : « il était aussi question du coût de tarif appliqué au consommateur mais Airtel a relevé que c’était une préoccupation des consommateurs du fait du niveau du revenu des Burkinabè qui est très bas. Ils disent qu’ils vont prendre en compte cette préoccupation. Mais pour l’instant, aucune solution n’a été proposée ».

De l’autre côté de la table, les responsables de Airtel soutiennent que les solutions qui ont récemment été portées à la connaissance des clients, ont porté fruit. Daouda Sanou,  directeur de la régulation et des affaires juridiques de Airtel citera en exemple la désactivation de l’internet direct (STOP au 103 ou *103*32#) : « Toutes ces solutions que nous avons sont déjà effectives et marchent déjà. Si vous allez sur les réseaux sociaux vous allez constater que beaucoup de gens ont essayé de désactiver l’internet direct qui constitue une des plaintes majeures et qu’ ils y sont arrivés ».

Quant à l’aspect légalité, Daouda Sanou se veut rassurant. Les tarifs de facturation sont fixés dans le respect des normes en la matière, et une autorité publique y veille : « Airtel n’est pas en porte-à-faux avec son cahier de charges par rapport à sa facturation internet. Nos cahiers de charges sont clairs là-dessus. Ils disent que nos tarifs doivent être soumis à l’autorité de régulation 15 jours avant d’être portés à la connaissance de la population ».

En tout état de cause, le responsable de l’Association burkinabè des consommateurs des services de communication électronique Barro Seydou a exprimé l’espoir que « les débats vont continuer » pour que tous, opérateur comme consommateurs trouvent leur intérêt préservé.

Issouf NASSA

Burkina24

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